Le patient facile, le bon soignant et les causes d’une longue vie
Vie quotidienne

Le patient facile, le bon soignant et les causes d’une longue vie

Gilānavaggo

Trois séries de cinq tirées du Gilāna Vagga — les qualités d’un patient facile à soigner, les qualités d’un bon soignant et ce qui mène à une longue vie — que le Bouddha a exposées de façon simple et concrète.

3 points

Le Gilāna Vagga du Livre des Cinq contient une suite de discours sur la maladie et les soins. Le Bouddha enseigne qu’un patient doté de cinq qualités est difficile à soigner, et qu’un patient doté des cinq qualités opposées est facile à soigner.

Il enseigne ensuite les qualités d’un soignant apte à prendre soin des malades, ainsi que les cinq choses qui mènent à une vie courte et à une longue vie.

Ces discours sont remarquables en ce qu’ils donnent des conseils concrets et pratiques sur la santé et les soins, montrant que le Bouddha se souciait du corps et des soins bien réels, et pas seulement des questions de l’esprit.

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    Cinq qualités d’un patient facile à soigner Sūpaṭṭhāko gilāno

    Il fait ce qui convient ; il connaît la mesure dans ce qui convient ; il prend ses médicaments comme prescrit ; il rend compte fidèlement de son état à un soignant bien intentionné — qu’il s’aggrave, s’améliore ou reste stable ; et il supporte avec patience les sensations douloureuses qui surviennent.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    Si vous êtes malade, ce qui aide le plus ceux qui vous soignent, c’est de leur dire simplement vos symptômes sans les cacher par politesse, et de prendre vos médicaments comme le médecin l’indique.

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    Cinq qualités d’un bon soignant Gilānupaṭṭhāko

    Il est capable de préparer les remèdes ; il sait ce qui convient et ce qui ne convient pas, écartant ce qui ne convient pas et apportant ce qui convient ; il soigne par bienveillance, non pour un gain matériel ; il n’éprouve pas de dégoût à enlever les excréments, l’urine, la salive ou les vomissures ; et il est capable, de temps à autre, d’instruire, d’inspirer et de réjouir le patient par un entretien sur le Dhamma.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    Un bon soignant n’a pas besoin d’être médecin, mais il doit se soucier du patient, ne pas être rebuté et l’encourager. Des paroles qui relèvent le moral d’un patient valent autant qu’un médicament.

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    Cinq causes d’une longue vie Āyussā dhammā

    Faire ce qui convient, connaître la mesure dans ce qui convient, manger ce qui se digère facilement, être vertueux et avoir de bons amis. Faire ce qui ne convient pas, manquer de mesure, manger ce qui se digère mal, être immoral et avoir de mauvais amis mènent à une vie courte.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    La santé ne vient pas seulement de l’alimentation et de l’exercice. Selon le discours, la vertu et les bons amis mènent aussi à une longue vie — ils réduisent le stress, les risques et les comportements autodestructeurs.

À essayer dans la vie quotidienne

Ces trois séries s’appliquent aussitôt dans tout foyer où se trouve une personne malade ou âgée. Les patients apprennent comment aider ceux qui les soignent ; les soignants apprennent que bien soigner ne consiste pas seulement à donner des médicaments, mais aussi à avoir un cœur exempt de dégoût et à offrir des encouragements.

La quatrième qualité du patient — rendre compte honnêtement de ses symptômes — compte beaucoup à une époque où l’on cache souvent ses symptômes par politesse ou par peur. À lire avec « Le discours à Nakulapitā : malade dans le corps, non dans l’esprit » et « Le conseil à Anāthapiṇḍika : le Dhamma pour le grand malade ».

Sources dans le Tipiṭaka

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