Le chapitre du cuir : fermer les échappatoires une à une, ouvrir la voie aux malades
CammakkhandhakaṃLes règles sur les sandales et les objets en cuir des moines. Chaque fois que le Bouddha interdisait quelque c…
Pañcime gahapatayo ānisaṃsā sīlavato sīlasampadāya
Lors de son dernier voyage vers Vesālī, le Bouddha enseigne aux disciples laïcs de Pāṭaligāma les cinq dangers de l’immoralité et les cinq bienfaits de la vertu, et, à Nādikā, donne le « miroir du Dhamma » pour que chacun puisse se regarder soi-même.
Dans le Mahāparinibbāna Sutta du Dīgha Nikāya, Mahā Vagga, au cours du voyage de Rājagaha à Vesālī, le Bouddha arrive à Pāṭaligāma. Les disciples laïcs préparent leur maison d’accueil, étendent des nattes, disposent une jarre d’eau, allument une lampe et l’invitent. Tard dans la nuit, il enseigne à ces maîtres de maison que l’immoralité comporte cinq dangers et que la personne vertueuse a cinq bienfaits.
Plus tard, à Koṭigāma, il dit aux moines que c’est faute de comprendre les Quatre Nobles Vérités qu’ils ont erré si longtemps. À Nādikā, Ānanda l’interroge sur les destinations de nombreux moines, moniales et disciples laïcs qui sont morts. Le Bouddha répond, puis dit qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que les humains meurent, et qu’il serait lassant qu’on l’interroge à chaque fois. Il enseigne donc le miroir du Dhamma, grâce auquel un noble disciple peut voir par lui-même.
Tout au long du voyage, rapporte le discours, il enseigna aux moines encore et encore que la vertu, la concentration et la sagesse se développent l’une après l’autre, jusqu’à ce que l’esprit soit libéré des influx.
La personne immorale subit une grande perte de richesses à cause de sa négligence ; la personne vertueuse acquiert un grand trésor de richesses grâce à sa vigilance.
Suivez vos dépenses pendant un mois et voyez ce qui est parti dans l’alcool, le jeu ou les dépenses irréfléchies. C’est le prix de la négligence.
Une mauvaise réputation se répand au sujet de la personne immorale ; une bonne réputation se répand au sujet de la personne vertueuse.
Une réputation se construit à partir de petites choses répétées chaque jour, comme être à l’heure, rendre ce que l’on emprunte et faire ce que l’on a dit, plus que par un grand coup d’éclat.
Quelle que soit l’assemblée où entre la personne immorale, qu’il s’agisse de nobles, de brahmanes, de maîtres de maison ou d’ascètes, elle y entre timide et embarrassée. La personne vertueuse y entre assurée et à l’aise.
Remarquez quand vous ne voulez pas croiser le regard de quelqu’un en réunion ; il y a souvent quelque chose que vous n’avez pas réglé franchement. Le réparer est le chemin du retour vers l’assurance.
La personne immorale meurt égarée ; la personne vertueuse meurt sans égarement.
Une vie sans regrets qui traînent est la meilleure préparation à la mort. Vous pouvez commencer dès aujourd’hui en présentant des excuses ou en réparant ce qui est resté en suspens.
Le discours dit que la personne immorale, après la mort, renaît dans un état de perte, une mauvaise destination, le monde inférieur, l’enfer ; la personne vertueuse renaît dans une bonne destination, un monde céleste.
Même si vous n’êtes pas sûr des vies futures, les quatre premiers points montrent déjà leurs résultats dans cette vie. La vertu vaut donc la peine, aussi bien pour ceux qui croient que pour ceux qui doutent encore.
À chaque endroit où il séjournait, il enseignait de nouveau aux moines : telle est la vertu, telle est la concentration, telle est la sagesse. La concentration développée avec la vertu porte un grand fruit ; la sagesse développée avec la concentration porte un grand fruit ; l’esprit développé avec la sagesse est libéré des influx.
Si votre esprit est agité en méditation à cause de quelque chose que vous avez mal fait, regardez d’abord votre vertu. Un esprit qui n’a rien à cacher se pose beaucoup plus facilement.
Un noble disciple qui a une confiance inébranlable dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et dont la vertu est intacte, sans déchirure, sans tache et sans marbrure, propice à la concentration, peut, s’il le souhaite, déclarer de lui-même qu’il est entré dans le courant et qu’il n’est plus sujet à la chute.
Avant de dormir, jetez un bref coup d’œil dans le miroir du Dhamma : ma confiance en ce qui est bon est-elle encore stable aujourd’hui, et quel précepte commence à se ternir ? N’attendez pas que les autres vous jugent.
Les dangers et les bienfaits de la vertu dont parle ce discours sont des choses que chacun peut voir dans cette vie, sans attendre la suivante. Les négligents perdent leur argent dans les vices, les tricheurs perdent leur bonne réputation, et ceux qui ont mal agi se sentent mal à l’aise en entrant dans une réunion.
Le miroir du Dhamma est un outil de tous les jours. Au lieu de demander aux autres si nous sommes assez bons, regardez par vous-même : votre confiance en ce qui est bon est-elle stable, et votre vertu est-elle encore intacte et sans tache ?
La vertu n’est pas une mesure pour savoir qui vaut mieux que qui. C’est le sol qui rend l’esprit assez calme pour continuer à s’entraîner à la concentration et à la sagesse.
Touchez pour lire le passage sur la page citée.
Les règles sur les sandales et les objets en cuir des moines. Chaque fois que le Bouddha interdisait quelque c…
Le brahmane Vassakāra soutenait qu’il n’y a aucune faute à parler de ce que l’on a vu ou entendu. Le Bouddha r…
Les cinq manières de Sāriputta pour dissoudre la rancune envers cinq sortes de personnes — choisir de porter a…
Celui qui parle à contretemps, avant le bon moment, est abattu, comme le petit du coucou. Les paroles mal dite…