L’Apadāna de Mahākaccāna : développer le bref pour que les gens comprennent
MahākaccāyanattherāpadānaṃLes vies passées du Vénérable Mahākaccāna dans deux passages de l’Apadāna : un ermite qui entendit le Bouddha …
Yoniso manasikāro
Pour celui qui s’entraîne encore, aucun facteur intérieur n’aide autant que la considération judicieuse, et aucun facteur extérieur n’aide autant que l’amitié de bien — avec une mise en garde sur les groupes qui se divisent et le bonheur d’un groupe qui vit dans la concorde.
Dans le deuxième chapitre du Livre des Un de l’Itivuttaka, Khuddaka Nikāya, il y a dix courts discours, chacun portant sur « une chose ». Les trois premiers concernent l’illusion, la colère et le dénigrement (makkha, rabaisser ce que les autres ont fait pour nous) : celui qui ne les a pas connus directement et pleinement compris, dont l’esprit ne s’en est pas détaché et qui ne les a pas abandonnés, n’est pas capable de mettre fin à la souffrance ; celui qui l’a fait en est capable. Le Bouddha désigne ensuite l’ignorance comme l’obstacle qui enveloppe les êtres, et le désir avide comme l’entrave qui les fait errer longtemps.
Les deux Sekha Suttas, au milieu du chapitre, forment une paire. Le premier dit que pour un moine qui s’entraîne encore, parmi les facteurs intérieurs, aucun n’aide autant que la considération judicieuse (yoniso manasikāra). Le second dit que parmi les facteurs extérieurs, aucun n’aide autant que l’amitié de bien. Tous deux amènent à abandonner le malsain et à développer le sain.
Le chapitre se termine sur la communauté. Le Bheda Sutta dit qu’un schisme dans le Saṅgha entraîne querelles, insultes, mépris et rejet mutuel ; ceux qui n’ont pas confiance ne l’acquièrent pas, et certains qui l’avaient changent d’avis. Le Moda Sutta dit que la concorde du Saṅgha apporte le bonheur. « Saṅgha » et « schisme » désignent ici précisément la communauté des moines, mais le principe de la division et de la concorde s’applique à des groupes de toute sorte.
Les trois premiers discours suivent le même schéma pour l’illusion, la colère et le dénigrement. Celui qui ne les a pas connus directement, ne les a pas pleinement compris, dont l’esprit ne s’en est pas détaché et qui ne les a pas abandonnés, n’est pas capable de mettre fin à la souffrance. Celui qui a fait tout cela en est capable. La stance ajoute que ceux qui ont la vision pénétrante les comprennent correctement et les abandonnent ainsi.
Quand vous vous sentez en colère ou avez envie de minimiser l’aide de quelqu’un, nommez-le d’abord intérieurement : « ceci est de la colère » ou « ceci, c’est ne pas vouloir admettre qu’il m’a aidé ». Voir clairement est le premier pas pour le déposer.
Le Bouddha dit ne voir aucun autre obstacle qui enveloppe les êtres et les fait errer si longtemps que l’ignorance, et aucune autre entrave comparable au désir avide. La stance appelle la personne soumise au désir avide « celle qui a le désir avide pour compagnon », errant longtemps sans dépasser cet état-ci et cet état-là.
Remarquez comment le désir avide vous parle comme un ami proche : « juste encore un peu », « c’est la dernière fois ». Une fois que vous reconnaissez sa voix, vous pouvez choisir de le croire ou non.
Pour celui qui s’entraîne encore et aspire à la sécurité insurpassable vis-à-vis des liens, parmi les facteurs intérieurs, aucun n’aide autant que la considération judicieuse. Celui qui considère judicieusement abandonne le malsain et développe le sain.
Quand quelque chose de déplaisant arrive, posez deux questions : qu’est-ce qui a causé cela, et si je réagis de cette manière, cela mènera-t-il à quelque chose de bon ou de mauvais ?
Parmi les facteurs extérieurs, aucun n’aide autant que l’amitié de bien. La stance ajoute que celui qui a de bons amis doit être déférent et respectueux, faire ce que disent ces bons amis, et être attentif et clairement conscient ; il atteint alors, pas à pas, la fin de toutes les entraves.
Avoir de bons amis ne suffit pas ; il faut les écouter. Rappelez-vous le dernier avertissement de quelqu’un qui vous veut du bien, et demandez-vous si vous y avez déjà donné suite.
Le Bheda Sutta dit qu’un schisme dans le Saṅgha survient au détriment du grand nombre. Quand le Saṅgha est divisé, il y a querelles, insultes, mépris et rejet mutuel ; ceux qui n’ont pas confiance ne l’acquièrent pas, et certains qui avaient confiance changent d’avis. La stance décrit le schismatique comme celui qui se plaît dans les factions et se tient dans ce qui n’est pas le Dhamma.
Avant de former un groupe dissident ou d’envoyer des messages qui prennent parti au travail ou dans la famille, pensez à l’effet sur ceux qui ne sont pas impliqués. La division ne blesse pas seulement les deux parties.
Le Moda Sutta est l’autre face. Quand le Saṅgha est dans la concorde, il n’y a ni querelles, ni insultes, ni rejet ; ceux qui n’ont pas confiance l’acquièrent, et ceux qui ont confiance la voient grandir. La stance dit que la concorde d’une communauté est bonheur, et que soutenir ceux qui sont dans la concorde est bonheur.
Un rôle précieux dans tout groupe est celui de la personne qui reconnecte les gens : inviter les deux côtés à se parler, ou mentionner les qualités de l’autre côté là où elles peuvent être entendues.
Le dernier discours du chapitre dit que le Bouddha connaît l’esprit d’une certaine personne dont l’esprit est corrompu : si cette personne mourait à ce moment-là, elle irait vers une mauvaise destination, parce que son esprit est corrompu. Le texte traite un esprit laissé dans cet état comme une affaire sérieuse, non comme une petite chose.
Ne laissez pas un ressentiment passer la nuit sans vous en occuper. Avant de dormir, passez en revue ce que votre esprit retient encore de la journée, et déposez-le doucement.
Ce chapitre donne un tableau complet : le changement demande à la fois quelque chose d’intérieur et quelque chose d’extérieur. L’intérieur, c’est la manière dont nous considérons ce qui arrive ; l’extérieur, ce sont les personnes que nous fréquentons et que nous sommes disposés à écouter. Ceux qui n’ont que l’un des deux restent souvent bloqués. Un esprit vif que personne ne contredit peut s’égarer ; quelqu’un entouré de bons amis mais qui ne réfléchit jamais ne change pas.
L’enseignement sur les groupes s’applique directement aux familles, aux lieux de travail, aux associations et aux groupes de pratique. Quand un groupe se divise, ses membres commencent à se critiquer et à se mépriser les uns les autres, et les gens de l’extérieur qui lui faisaient confiance la perdent aussi. Être celui qui aide un groupe à se ressouder est une bonne action dont les effets vont bien au-delà de vous-même.
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