Le discours sur l’insulteur : l’insulte non acceptée reste à l’insulteur
AkkosakasuttaṃUn brahmane insulte le Bouddha avec des paroles dures. Le Bouddha demande : si vos invités n’acceptent pas la …
Khīrodakībhūtā aññamaññaṃ piyacakkhūhi sampassantā
Trois discours du chapitre de Kusinārā désignent les pensées. Là où les moines se querellent, les pensées sensuelles, malveillantes et cruelles abondent. Un moine distrait est averti que les mouches, c’est-à-dire les pensées malsaines, vont l’assaillir. Et Anuruddha s’éveille une fois que Sāriputta lui a montré que ses pensées sur ses propres réalisations sont orgueil, agitation et remords.
Dans le Bhaṇḍana Sutta, au chapitre de Kusinārā du Livre des Trois de l’Aṅguttara Nikāya, le Bouddha dit qu’un lieu où les moines se disputent, se querellent et se blessent mutuellement avec l’arme de leur langue ne lui est pas agréable ne serait-ce qu’à penser, encore moins à visiter. Il en conclut que ces moines ont abandonné les pensées de renoncement, de bienveillance et d’innocuité, et cultivé des pensées sensuelles, malveillantes et cruelles. Un lieu où les moines vivent en harmonie, se mêlant comme le lait et l’eau et se regardant avec des yeux bienveillants, est tout le contraire.
Dans le Kaṭuviya Sutta, le Bouddha, en tournée d’aumônes à Bénarès, voit un moine qui ne trouve aucune joie intérieure mais seulement dans les choses extérieures, dépourvu d’attention, l’esprit dispersé et les facultés non gardées. Il l’avertit de ne pas se rendre kaṭuviya : les mouches assailliront à coup sûr un être imprégné de cette puanteur crue. Le moine est saisi d’un sentiment d’urgence. Plus tard, le Bouddha explique aux moines que kaṭuviya est la convoitise, la puanteur crue la malveillance, et les mouches les pensées mauvaises et malsaines. (La traduction thaïe rend kaṭuviya par « trop ambitieux ».)
Dans le second Anuruddha Sutta, Anuruddha dit à Sāriputta qu’il embrasse mille mondes de l’œil divin, que son énergie est éveillée, son attention établie, son corps tranquille, son esprit concentré, et que pourtant son esprit n’est pas libéré des souillures. Sāriputta lui fait remarquer que la première pensée est de l’orgueil, la deuxième de l’agitation, la troisième du remords, et lui dit d’abandonner ces trois choses et de diriger son esprit vers l’immortel. Peu après, Anuruddha devint un arahant.
Là où les moines se disputent, se querellent et se blessent mutuellement avec l’arme de leur langue, ce lieu n’est pas agréable au Bouddha ne serait-ce qu’à penser, encore moins à visiter.
Remarquez comment les remarques sarcastiques ou blessantes dans une discussion de groupe font que les gens cessent de participer. Soyez le premier à ne plus en faire.
Le Bouddha conclut que les moines querelleurs ont abandonné les pensées de renoncement, de bienveillance et d’innocuité, et cultivé des pensées sensuelles, malveillantes et cruelles.
Avant une réunion tendue, demandez-vous : qu’est-ce que je veux obtenir, envers qui ai-je du ressentiment, et est-ce que je veux que quelqu’un soit blessé ?
Là où les moines vivent en harmonie, s’appréciant mutuellement, sans dispute, se mêlant comme le lait et l’eau et se regardant avec des yeux bienveillants, ce lieu est agréable au Bouddha même à visiter, et à plus forte raison à penser.
Regardez vos collègues avec bienveillance les jours ordinaires. La confiance que vous bâtissez alors aide énormément les jours où surviennent les difficultés.
Il conclut que les moines en harmonie ont abandonné les pensées sensuelles, malveillantes et cruelles, et cultivé les pensées de renoncement, de bienveillance et d’innocuité.
Quand vous vous surprenez à planifier une revanche contre quelqu’un, demandez-vous plutôt à quelle difficulté cette personne pourrait être confrontée.
Le Bouddha voit un moine en tournée d’aumônes parmi une foule rassemblée près de l’endroit où l’on fait commerce du bétail ; il ne trouve aucune joie intérieure mais seulement à l’extérieur, il est inattentif, sans conscience claire, l’esprit dispersé. Il l’avertit de ne pas se rendre kaṭuviya, car les mouches assailliront à coup sûr un être imprégné de puanteur crue. Le moine est saisi d’un sentiment d’urgence.
Dans les lieux pleins de stimulations, comme un centre commercial ou un fil de réseau social, décidez à l’avance pourquoi vous y êtes, et partez une fois que c’est fait.
Interrogé par un moine, le Bouddha explique que kaṭuviya est la convoitise, la puanteur crue la malveillance, et les mouches les pensées mauvaises et malsaines. La stance dit que les pensées liées à la passion assaillent celui qui ne garde pas l’œil et l’oreille et ne maîtrise pas ses facultés, tandis que ceux qui sont accomplis dans la vertu et se réjouissent de la paix par la sagesse dorment à leur aise, et qu’aucune mouche ne se pose sur eux.
Si des pensées laides ne cessent de vous importuner, cherchez un désir ou un ressentiment qui traîne encore, comme on cherche l’odeur qui attire les mouches, et traitez-en la source.
Anuruddha dit qu’il voit mille mondes de l’œil divin, que son énergie est inlassable, son attention établie, son corps tranquille et son esprit concentré, et que pourtant son esprit n’est pas libéré des souillures. Sāriputta lui fait remarquer que penser « je vois mille mondes » est de l’orgueil, que penser « mon énergie, mon attention, ma tranquillité et ma concentration » est de l’agitation, et que penser « pourquoi mon esprit n’est-il pas encore libéré » est du remords.
Quand vous vous entraînez depuis longtemps à quelque chose et commencez à faire le compte de vos progrès, puis vous agacez de ne pas atteindre le but, reconnaissez que ce décompte et cette frustration sont eux-mêmes en travers du chemin.
Sāriputta lui conseille d’abandonner ces trois choses, de ne pas y prêter attention et de diriger son esprit vers l’immortel. Anuruddha fit ainsi, vécut seul, diligent et résolu, et devint bientôt l’un des arahants.
Quand un ami de confiance vous signale un angle mort, ne vous précipitez pas pour vous défendre. Suivez sérieusement son conseil pendant un temps avant de le juger.
Ces trois histoires décrivent des situations différentes : un groupe qui se querelle, une personne dont l’esprit dérive au gré de son environnement, et un pratiquant dévoué qui ne cesse de penser à ses propres progrès. Pourtant, toutes trois désignent la même chose : la qualité des pensées que nous laissons surgir encore et encore.
Dans une équipe ou une famille, une atmosphère qui fait que les gens « n’ont même pas envie de penser à y aller » n’est pas créée par une seule personne, mais par le désir, le ressentiment et l’envie de gagner qui s’accumulent chez beaucoup.
L’histoire d’Anuruddha met en garde ceux qui s’efforcent de faire le bien : même la pensée « J’en ai tant fait, pourquoi pas encore de résultats ? » peut être en elle-même un obstacle.
Touchez pour lire le passage sur la page citée.
Un brahmane insulte le Bouddha avec des paroles dures. Le Bouddha demande : si vos invités n’acceptent pas la …
Deux controverses qui ouvrent le chapitre 8. La première demande s’il existe six destinées ; le Theravādin cit…
Les apadāna de trois amies qui construisirent ensemble un monastère, et de dizaines de milliers de moniales an…
Quand l’eau est boueuse, on ne voit ni les coquillages, ni le gravier, ni le sable, ni les poissons ; quand l’…