La désignation des personnes : sept sortes qui voyagent différemment vers le même lieu
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Dasahi bhikkhave dhammehi samannāgato puggalo sevitabbo
Un seul critère, les dix formes de justesse, décide qui fréquenter, servir, vénérer, louer et respecter. Le même critère décrit ensuite la personne elle-même : si elle est pure, si elle surmonte l’orgueil, si elle grandit en sagesse et si elle accomplit beaucoup de mérite.
Dans le Puggala Vagga de la quatrième cinquantaine du Livre des Dix de l’Aṅguttara Nikāya, le Bouddha dit qu’il ne faut pas fréquenter une personne qui a la vue fausse, l’intention fausse, la parole fausse, l’action fausse, les moyens d’existence faux, l’effort faux, l’attention fausse, la concentration fausse, la connaissance fausse et la délivrance fausse, tandis qu’il faut fréquenter une personne qui possède ces dix dans leur forme juste.
Le texte abrège ensuite plusieurs autres séries par « … », en prenant les mêmes dix comme critère : si quelqu’un doit être fréquenté, servi, vénéré, loué, respecté et honoré, et s’il est agréable. Il continue avec des séries portant sur la personne elle-même : si elle est pure, si elle surmonte l’orgueil, si elle grandit en sagesse, et si elle accomplit beaucoup de mérite ou beaucoup de démérite.
L’édition pāli du Siam note que ces suttas doivent être comptés selon le mode abrégé (peyyāla).
La personne à fréquenter a la vue juste, l’intention juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste, la connaissance juste et la délivrance juste. La personne à ne pas fréquenter possède ces dix dans leur forme fausse.
Avant de prendre quelqu’un pour modèle, regardez comment il gagne sa vie, comment il parle et comment il voit le monde, plutôt que son nombre d’abonnés ou ses revenus.
Une personne dotée des dix qualités fausses ne doit être ni fréquentée ni côtoyée ; une personne dotée des dix qualités justes doit l’être.
Remarquez si, après avoir passé du temps avec quelqu’un, votre parole devient plus dure ou si des idées malhonnêtes vous viennent plus facilement. Cela montre où cette relation vous mène.
La série suivante porte sur qui doit ou ne doit pas être servi de près, avec les mêmes dix qualités.
Utilisez ce critère pour choisir un mentor, un enseignant ou un supérieur auprès de qui apprendre de près, car servir quelqu’un de près, c’est absorber à la fois son savoir et ses habitudes.
Une personne dotée des dix qualités justes est digne de vénération et de louange ; une personne dotée des dix qualités fausses ne l’est pas.
Avant de partager ou de louer quelqu’un publiquement, demandez-vous ce que vous louez exactement. Louer quelqu’un dont le succès vient de l’exploitation des autres dit aux gens que ce chemin vaut d’être suivi.
L’édition royale thaïe rend cette série ainsi : celui qui a les qualités fausses n’est pas à respecter ni à honorer ; celui qui a les qualités justes est à respecter et à honorer.
Le respect n’a pas à être lié uniquement au rang ou à l’âge. Nous pouvons être courtois envers tous, mais le respect sans réserve devrait aller à la conduite juste.
La série suivante ne demande plus comment nous devons traiter la personne, mais dit de la personne elle-même : avec les qualités fausses, elle n’est pas pure ; avec les qualités justes, elle est pure.
Utilisez les dix comme un miroir pour vous-même avant de les appliquer aux autres. Choisissez-en un encore faible, comme la parole juste, et accordez-lui une attention particulière cette semaine.
Celui qui a les qualités fausses ne surmonte pas l’orgueil et ne grandit pas en sagesse ; celui qui a les qualités justes surmonte l’orgueil et grandit en sagesse.
Si vous sentez que vous devez gagner chaque discussion, examinez de nouveau votre propre vue juste et votre intention juste. L’orgueil tend à diminuer quand la vérité nous importe plus que d’avoir raison.
La dernière série est donnée en entier : celui qui a les dix qualités fausses accomplit beaucoup de démérite ; celui qui a les dix qualités justes accomplit beaucoup de mérite.
Le mérite ici ne consiste pas seulement à aller au temple. Gagner sa vie honnêtement et parler avec justesse chaque jour, c’est accomplir du mérite en permanence.
Aujourd’hui, nous choisissons nos fréquentations non seulement en personne, mais aussi à travers ceux que nous suivons, aimons, partageons et prenons pour modèles en ligne. Ce passage donne un critère qui ne dépend ni de la célébrité, ni de la richesse, ni du talent, mais des vues, de la parole, de la conduite et des moyens d’existence d’une personne.
Ce critère sert à choisir des modèles, non à mépriser les gens ou à rompre avec eux sans bienveillance. Nous pouvons être serviables et généreux envers tous, mais ceux dont nous nous rapprochons pour apprendre d’eux et les honorer doivent être bien choisis.
Les dernières séries nous ramènent à nous-mêmes. Les mêmes dix points qui nous servent à regarder les autres sont ce qui nous rend purs, réduit notre orgueil et nous aide à grandir en sagesse.
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