Le discours sur les souhaits : quoi que vous souhaitiez, commencez par la vertu
ĀkaṅkheyyasuttaṃLe Bouddha énumère dix-sept choses qu’un moine pourrait souhaiter, depuis être cher à ses compagnons, recevoir…
Gilānasuttaṃ
Mahākassapa, Mahāmoggallāna et le Bouddha lui-même furent un jour gravement malades. En entendant les sept facteurs d’Éveil, ils se réjouirent et guérirent — c’est la source du Bojjhaṅga Paritta, souvent récité pour les malades.
Dans le chapitre Gilāna du Bojjhaṅga Saṃyutta, Saṃyutta Nikāya, trois Gilāna Sutta se suivent. Dans le premier, Mahākassapa est gravement malade à la grotte de Pipphali. Dans le deuxième, Mahāmoggallāna est gravement malade sur le Pic des Vautours. Les deux fois, le Bouddha sort de sa retraite le soir pour leur rendre visite, demande comment ils vont, et apprend que les sensations douloureuses augmentent au lieu de diminuer.
Le Bouddha dit alors que les sept facteurs d’Éveil, bien enseignés par lui, lorsqu’ils sont développés et cultivés, mènent à la connaissance directe, à l’Éveil, au Nibbāna. Chacun des anciens dit : « Assurément, les facteurs d’Éveil ! », se réjouit, et guérit de cette maladie.
Dans le troisième, c’est le Bouddha lui-même qui est gravement malade. Mahācunda vient le voir, et le Bouddha lui demande de réciter les facteurs d’Éveil. Quand Mahācunda a terminé, le Maître est satisfait et guérit de cette maladie. Ces trois discours sont la source de la récitation du Bojjhaṅga Paritta.
Lorsque Mahākassapa est gravement malade à la grotte de Pipphali, le Bouddha sort de sa retraite le soir, se rend à sa demeure, s’assied sur le siège préparé et lui demande s’il tient bon et si les sensations douloureuses diminuent. L’ancien répond honnêtement qu’il ne tient pas bon et que la douleur devient intense.
Quand vous rendez visite à une personne malade, demandez-lui avec attention comment elle va et écoutez sa réponse honnête, sans vous empresser de lui assurer qu’elle ira bientôt mieux.
Le Bouddha dit que les sept facteurs d’Éveil, bien enseignés par lui, lorsqu’ils sont développés et cultivés, mènent à la connaissance directe, à l’Éveil, au Nibbāna. Les sept sont l’attention, l’investigation des phénomènes, l’énergie, le ravissement, la tranquillité, la concentration et l’équanimité ; cette édition abrège les facteurs intermédiaires.
Quand vous vous reposez pendant une maladie, remémorez-vous lentement les sept facteurs un par un. Servez-vous-en comme d’un lieu de repos pour l’esprit au lieu de sombrer dans la douleur.
Mahākassapa dit : « Assurément, les facteurs d’Éveil ! », est ravi, se réjouit des paroles du Bienheureux, et guérit de cette maladie. Le discours ne dit que cela ; il n’explique pas comment la guérison s’est produite.
La joie et l’encouragement font partie de la guérison. Prenez soin de l’esprit tout en prenant vos médicaments et en vous reposant comme votre médecin vous le conseille.
Le deuxième discours raconte la même histoire : Mahāmoggallāna est gravement malade sur le Pic des Vautours, le Bouddha lui rend visite et parle des sept facteurs d’Éveil, et l’ancien se réjouit et guérit. Même un disciple principal doté de grands pouvoirs psychiques tombait malade comme n’importe qui.
La maladie ne signifie pas que vous pratiquez mal ou que vous manquez de mérite. Même les arahants tombaient malades. N’ajoutez pas la culpabilité à votre propre douleur.
Dans le troisième discours, le Bouddha lui-même est gravement malade. Mahācunda vient le voir, et le Bouddha dit : « Cunda, que les facteurs d’Éveil te viennent à l’esprit. » Mahācunda récite les sept facteurs, le Maître est satisfait, et il guérit de cette maladie.
Quand c’est vous qui êtes malade, vous pouvez accepter le Dhamma ou les encouragements de votre entourage, même de personnes plus jeunes ou moins expérimentées que vous.
Le discours souligne qu’il s’agit de facteurs « développés et cultivés ». Ceux qui les entendent dans les discours sont de grands disciples à la pratique abondante ; les entendre pendant la maladie n’est donc pas commencer à apprendre de zéro, mais se remémorer un Dhamma qu’ils avaient déjà développé.
Pratiquez l’attention et le calme les jours où vous allez bien. Quand viendra un jour de maladie ou de mauvaises nouvelles, l’esprit aura un point d’appui entraîné auquel se tenir, sans repartir de zéro.
La récitation du Bojjhaṅga Paritta, qui commence par « Bojjhaṅgo satisaṅkhāto », a été composée à partir des événements de ces trois Gilāna Sutta. Elle appartient au recueil de récitations protectrices compilé plus tard et ne reprend pas les termes mêmes des discours. Les moines thaïlandais la récitent souvent lorsqu’ils rendent visite aux malades.
Si vous récitez ou faites écouter le Bojjhaṅga Paritta à une personne malade, expliquez-lui aussi brièvement son sens : c’est l’histoire du Bouddha et de ses disciples dont l’esprit s’est affermi en entendant le Dhamma.
Ces discours rapportent des événements tels que le Tipiṭaka les raconte ; ils ne conseillent pas de remplacer les soins médicaux par l’écoute du Dhamma. La discipline monastique elle-même permet aux moines de prendre des médicaments ; lorsque vous êtes malade, consultez donc un médecin et recevez un traitement normal.
Ce que nous pouvons en retenir, c’est qu’un esprit clair, joyeux et attentif est une force qui aide à traverser la maladie. Rendre visite aux malades avec des paroles qui affermissent l’esprit a donc de la valeur, pour le patient comme pour sa famille.
Dans la tradition thaïlandaise, les moines récitent souvent le Bojjhaṅga Paritta lorsqu’ils rendent visite aux malades. Ceux qui l’écoutent en tirent pleinement profit lorsqu’ils comprennent le sens des sept facteurs, au lieu de ne l’entendre que comme un son sacré.
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