« Révérend Sāriputta, ce n’est pas que je n’ai pas d’aliments appropriés ; j’ai des aliments appropriés. Ce n’est pas que je n’ai pas de médicaments appropriés ; j’ai des médicaments appropriés. Ce n’est pas que je n’ai pas un soignant compétent ; j’ai un soignant compétent. De plus, depuis longtemps maintenant, j’ai servi l’Enseignant avec amour, non pas sans amour. Car il est convenable pour un disciple de servir l’Enseignant avec amour, non pas sans amour. Vous devez vous souvenir de ceci : ‘Le moine Channa se suicidera sans blâme.’ » « J’aimerai poser une question à Vénérable Channa sur un certain point, si vous voulez bien prendre le temps de répondre. » « Demandez, Révérend Sāriputta. Quand je l’aurai entendue, je saurais. » « Révérend Channa, considerez-vous l’oeil, la conscience de l’oeil, et les choses reconnaissables par la conscience de l’oeil ainsi : ‘Ceci est à moi, je suis ceci, ceci est moi-même’ ? Considerez-vous l’oreille… le nez… la langue… le corps… l’esprit, la conscience de l’esprit, et les choses reconnaissables par la conscience de l’esprit ainsi : ‘Ceci est à moi, je suis ceci, ceci est moi-même’ ? »