Le Jātaka Saṅkicca : le Dhamma est la route, l’adhamma la mauvaise voie
SaṅkiccajātakaṃLe roi Brahmadatta reconnaît avoir transgressé le Dhamma et demande au sage Saṅkicca où va une telle personne.…
Sopi tādisako hoti sahavāso hi tādiso
Enveloppez du poisson pourri dans de l’herbe kusa et l’herbe sent mauvais elle aussi ; enveloppez du bois d’aloès dans des feuilles et les feuilles sentent bon — deux discours des Trois sur la vertu et la fréquentation, et sur la façon dont les gens se rassemblent avec ceux de même disposition.
L’Itivuttaka est un recueil du Khuddaka Nikāya de courts discours qui commencent par « Ceci a été dit par le Bienheureux » — ce que le Bouddha a dit de cette manière. Selon le commentaire, ces enseignements furent retenus par Khujjuttarā, une servante de la reine Sāmāvatī, qui entendit le Dhamma et le transmit.
Dans le troisième chapitre des Trois, le discours sur le bonheur dit qu’une personne sage qui souhaite trois sortes de bonheur — l’éloge, la richesse et aller au ciel après la mort — doit observer la vertu. Sa stance étend cela à la fréquentation : même celui qui ne fait aucun mal, mais fréquente un malfaiteur, est soupçonné de ce mal. Elle emploie les comparaisons d’une flèche empoisonnée, du poisson pourri et du bois d’aloès.
Le discours sur les éléments, dans le même chapitre, dit que les êtres se rassemblent et se fréquentent selon leur élément : ceux de basse disposition se rassemblent avec ceux de basse disposition, et ceux de bonne disposition avec ceux de bonne disposition — dans le passé, le futur et le présent.
Le discours sur le bonheur dit qu’une personne sage qui souhaite trois sortes de bonheur — que l’éloge me vienne, que la richesse naisse pour moi, et que j’aille au ciel après la mort — doit observer la vertu.
Si vous voulez la confiance des gens et une stabilité financière, le point de départ le plus sûr est l’honnêteté, pas les raccourcis.
La stance dit que même si une personne ne fait aucun mal, si elle fréquente quelqu’un qui en fait, elle est soupçonnée de ce mal, et le blâme grandit sur elle.
Si des amis de votre groupe font régulièrement quelque chose de malhonnête, votre réputation en souffre même si vous n’y prenez pas part. Prenez poliment vos distances.
Quelle que soit la sorte de personne dont on fait son ami et que l’on fréquente, on devient cette sorte de personne, car vivre ensemble est ainsi.
Pensez aux cinq personnes avec qui vous passez le plus de temps, et demandez-vous si vous voudriez avoir leurs habitudes dans cinq ans.
Une mauvaise personne qui fréquente quelqu’un de pur le souille lui aussi de mal, comme une flèche enduite de poison contamine les flèches propres du carquois.
Remarquez si, après avoir parlé avec certaines personnes, vous parlez plus grossièrement, colportez davantage de commérages ou voyez le monde plus sombrement. C’est du poison ramassé sans s’en apercevoir.
Si quelqu’un enveloppe du poisson pourri dans de l’herbe kusa, même l’herbe sent mauvais ; fréquenter les insensés est ainsi. Si quelqu’un enveloppe du bois d’aloès dans des feuilles, même les feuilles sentent bon ; fréquenter les sages est ainsi. La stance conclut que les mauvaises personnes mènent en enfer et que les personnes de bien conduisent à une bonne destination.
Choisissez des groupes dont vous aimeriez porter le « parfum » — des gens qui font du sport, lisent ou font du bénévolat.
Le discours sur les éléments dit que les êtres se rassemblent et se fréquentent selon leur élément : ceux de basse disposition avec ceux de basse disposition, ceux de bonne disposition avec ceux de bonne disposition — il en était ainsi dans le passé, il en sera ainsi dans le futur, et il en est ainsi maintenant.
Si, à un moment donné, tous ceux qui vous entourent semblent vous tirer dans la mauvaise direction, regardez aussi votre propre esprit, car c’est parfois lui qui penche de ce côté.
La stance finale dit que même celui qui vit bien, en s’appuyant sur une personne paresseuse, coule — comme quelqu’un qui monte sur une petite bûche et sombre dans le grand océan. Évitez donc les paresseux et ceux qui sont faibles dans l’effort, et vivez avec les sages qui sont constamment pleins d’énergie.
Quand vous changez une habitude — arrêter de boire ou commencer le sport —, trouvez un partenaire plus diligent que vous, pas quelqu’un qui vous invite à abandonner à mi-chemin.
Ces deux discours font la même remarque sous deux angles. D’un côté, les personnes qui nous entourent nous changent peu à peu ; de l’autre, nous avons nous-mêmes tendance à être attirés par des personnes qui correspondent à notre état d’esprit du moment.
Dans la vie moderne, « ceux que nous fréquentons » ne sont pas seulement les amis que nous voyons en personne, mais aussi les discussions de groupe, les chaînes que nous suivons et les voix que nous écoutons chaque jour. Elles aussi nous « enveloppent », comme des feuilles autour de quelque chose de parfumé ou de fétide.
Choisir ses fréquentations ne veut pas dire mépriser ou abandonner qui que ce soit. Nous pouvons toujours aider tout le monde et être bons envers tous. Mais les personnes que nous prenons pour modèles et avec qui nous passons le plus de temps devraient être celles qui nous mènent dans une bonne direction.
Touchez pour lire le passage sur la page citée.
Le roi Brahmadatta reconnaît avoir transgressé le Dhamma et demande au sage Saṅkicca où va une telle personne.…
L’un ment lorsqu’il est interrogé comme témoin, un autre dit simplement ce qu’il sait et a vu, un autre encore…
Mahānāma sait que l’avidité, la haine et l’illusion souillent l’esprit, et pourtant elles l’envahissent encore…
L’explication de la question de Mogharāja dans le Cūḷaniddesa : ce que signifie voir le monde comme vide, les …