Le discours de la termitière : l’énigme de la termitière
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Kammakathā
Le Paṭisambhidāmagga expose les schémas du kamma et de son résultat dans le passé, le présent et l’avenir : le kamma dont le résultat est venu, le kamma dont le résultat n’est pas venu, le kamma dont le résultat est en train de venir, et le kamma dont le résultat ne viendra jamais — preuve que le kamma n’est pas une formule rigide qui expliquerait tout dans la vie.
La Kamma Kathā, dans le Mahāvagga du Paṭisambhidāmagga du Khuddaka Nikāya, est très courte. Tout son contenu consiste à parcourir les schémas : « il y eut un kamma, il y eut un résultat du kamma », « il y eut un kamma, il n’y eut pas de résultat du kamma », et ainsi de suite à travers toutes les combinaisons du passé, du présent et de l’avenir.
Elle répète ensuite le même schéma pour le kamma sain et le kamma malsain, et sous une forme abrégée pour d’autres paires : le kamma blâmable et le kamma irréprochable, le kamma sombre et le kamma lumineux, le kamma qui produit le plaisir et celui qui produit la douleur, le kamma au résultat agréable et celui au résultat douloureux.
Le traité n’ajoute ni explication ni comparaison, mais sa structure dit quelque chose d’important : un kamma déjà accompli peut avoir donné son résultat, être en train de le donner, le donner à l’avenir, ou ne jamais le donner du tout.
La première paire du traité : il y eut un kamma, et il y eut le résultat de ce kamma — un kamma passé qui a déjà donné son résultat dans le passé.
Ce qui est passé et dont les conséquences ont déjà été subies n’a pas à être porté plus loin. Gardez la leçon ; une culpabilité répétée n’aide en rien.
Le traité affirme qu’il existe un kamma accompli dont le résultat n’est pas venu, et un kamma accompli dont le résultat ne viendra pas. Les textes plus tardifs appellent ahosi-kamma le kamma qui a perdu l’occasion de mûrir. Le kamma n’est pas un compte qui doit être réglé intégralement, poste par poste.
Ne laissez pas la peur d’un ancien kamma vous ôter tout espoir. Ce que vous pouvez faire, c’est cesser de créer de nouvelles causes malsaines et créer délibérément des causes saines.
Le traité montre qu’un kamma existant maintenant peut avoir son résultat maintenant, ou à l’avenir, ou n’avoir aucun résultat. Les résultats du kamma n’attendent pas toujours une vie future.
Remarquez les résultats immédiats de ce que vous faites aujourd’hui : des paroles dures gâchent l’atmosphère, le pardon allège le cœur. C’est voir le kamma et son résultat de vos propres yeux.
La dernière paire de chaque série concerne le kamma qui sera, dont le résultat pourra venir ou non. Le kamma futur n’a pas encore eu lieu et dépend encore de ce que nous faisons.
Quand la vie semble déjà décidée, rappelez-vous que la part qui n’est pas encore accomplie reste toujours ouverte, et commencez par la prochaine petite décision.
Le traité répète le même schéma pour le kamma sain et le kamma malsain : le bon comme le mauvais kamma peuvent avoir donné leur résultat, être en train de le donner, le donner plus tard, ou n’en donner aucun.
Faites le bien parce que vous en voyez la valeur maintenant, et non en calculant ce qu’il vous rapportera, car les résultats du bon kamma ne viennent pas non plus selon le calendrier que nous attendons.
Le traité abrège le même schéma pour plusieurs paires : le kamma blâmable et le kamma irréprochable, le kamma sombre et le kamma lumineux, le kamma qui produit le plaisir et celui qui produit la douleur, et le kamma au résultat agréable et celui au résultat douloureux. Ce point sert à la compréhension d’ensemble.
Avant une décision importante, posez-vous trois questions : cela nuit-il à quelqu’un, cela assombrit-il ou éclaircit-il l’esprit, et cela tend-il vers le bonheur ou vers la souffrance ?
Un malentendu courant veut que tout ce qui nous arrive maintenant soit le résultat d’un kamma passé. La Kamma Kathā montre que certains kammas ne donnent jamais de résultat, et qu’un kamma accompli dans le présent peut porter ses fruits dans le présent. Dans le Sīvaka Sutta du Saṃyutta Nikāya, le Bouddha rejette également l’idée que tout plaisir et toute douleur viennent d’actes passés, puisque les sensations peuvent aussi naître d’autres causes, comme une maladie du corps, un changement de saison ou une agression.
Ainsi, quand vous-même ou quelqu’un d’autre rencontrez un malheur, ne vous hâtez pas de conclure « c’est son kamma ». Ces mots nous empêchent souvent d’aider et accablent de culpabilité quelqu’un qui souffre déjà. Ce qui est réellement entre nos mains, c’est le kamma que nous accomplissons maintenant.
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