La therī Ambapālī : la parole de celui qui dit vrai ne change pas
AmbapālītherīgāthāAutrefois beauté célèbre de Vesālī, elle regarde son corps vieilli — cheveux, yeux, dents, voix, jusqu’aux mai…
Cha ñāṇāni asādhāraṇāni sāvakehi
À la fin du traité de la connaissance, le Paṭisambhidāmagga expose six connaissances qui n’appartiennent qu’au Bouddha : connaître la maturité des facultés des êtres, connaître leurs inclinations et leurs tendances latentes, le miracle double, l’accomplissement de la grande compassion, l’omniscience et la connaissance sans obstruction. Ce que les personnes ordinaires peuvent en retirer, c’est une manière de voir les autres selon leur degré de préparation, ainsi que les causes d’où naît la compassion.
Dans le Paṭisambhidāmagga du Khuddaka Nikāya, le traité de la connaissance se termine par quatorze sortes de connaissances de Bouddha : la connaissance des quatre nobles vérités, celle des quatre connaissances analytiques, et six autres. Le texte conclut que les huit premières sont partagées avec les disciples, tandis que les six dernières ne le sont pas et appartiennent au seul Tathāgata.
Ces six sont : la connaissance des facultés supérieures et inférieures des êtres (indriyaparopariyatta-ñāṇa), la connaissance des inclinations et des tendances latentes des êtres, la connaissance du miracle double, la connaissance de l’accomplissement de la grande compassion, la connaissance omnisciente et la connaissance sans obstruction. Le traité se clôt sur une stance : il n’est rien en ce monde que le Tathāgata n’ait vu, et c’est pourquoi on l’appelle l’Œil qui voit tout (samantacakkhu).
Ces connaissances sont des qualités du Bouddha, non quelque chose que les pratiquants doivent s’efforcer d’atteindre. Mais les explications de ce traité offrent des manières de voir les gens et le monde dont nous pouvons nous servir : par exemple, ceux qui ont la foi, l’énergie, l’attention, la concentration et la sagesse ont peu de poussière dans les yeux, et la grande compassion descend en lui lorsqu’il voit que le monde n’a pas d’abri.
La connaissance des facultés voit les êtres qui ont peu ou beaucoup de poussière de souillures dans l’œil de la sagesse, aux facultés vives ou émoussées, de bonne ou de mauvaise disposition, faciles ou difficiles à enseigner. Le texte explique que celui qui a la foi, l’énergie, l’attention, un esprit concentré et la sagesse a peu de poussière ; celui à qui elles manquent en a beaucoup.
Quand quelqu’un ne peut pas encore accepter un conseil, voyez laquelle de ces cinq qualités lui manque et aidez-le sur ce point. S’il manque de confiance, par exemple, commencez par une petite tâche qu’il peut réussir.
La connaissance des inclinations sait que telle personne penche vers le plaisir sensuel, s’y appuie et s’y applique ; telle autre vers le renoncement ; certaines vers la malveillance, d’autres vers la non-malveillance, vers la torpeur et la somnolence, ou vers la perception de la lumière. Elle connaît aussi les sept tendances latentes : la passion sensuelle est latente dans ce qui plaît, l’aversion dans ce qui déplaît.
Passez une journée à remarquer où votre esprit dérive quand il est inoccupé — vers l’amusement, le ressentiment ou la somnolence. Connaissez d’abord la direction de votre esprit, et vous saurez quoi entraîner.
Les êtres de basse disposition fréquentent ceux de basse disposition et s’assoient près d’eux ; les êtres de disposition raffinée fréquentent ceux de disposition raffinée. Le texte dit qu’il en fut ainsi dans le passé, qu’il en est ainsi maintenant, et qu’il en sera ainsi dans l’avenir.
Regardez les personnes avec qui vous passez le plus de temps et demandez-vous si vous voulez leur ressembler. Si vous voulez vous changer vous-même, changer le cercle où vous vous asseyez est un premier pas efficace.
Le texte distingue les êtres qui ne peuvent pas encore entrer dans la voie juste — entravés par le kamma, par les souillures ou par leurs résultats, sans foi, sans désir, de faible sagesse — de ceux qui le peuvent, libres de ces obstructions et dotés de foi, de désir et de sagesse.
Si un proche n’est pas prêt à changer, ne le forcez pas. Aidez d’abord à éveiller son désir (chanda), son propre souhait de faire le bien.
Le texte décrit des jets de feu et d’eau jaillissant par paires du corps du Bouddha — en haut et en bas, devant et derrière, à gauche et à droite — et une figure de Bouddha créée par lui qui prend une posture différente de la sienne. Il affirme que ce miracle n’est pas partagé avec les disciples. Ce point sert à la compréhension d’ensemble.
Vous n’avez pas besoin de décider s’il faut croire aux miracles ou les rejeter avant d’apprendre les autres enseignements. Commencez par ce que vous voyez fonctionner dans votre vie.
Le Bouddha contemple le monde de bien des manières : en feu, entraîné par la vieillesse, sans abri, ne possédant rien, toujours en manque, insatiable, esclave du désir avide, transpercé de flèches sans personne d’autre pour les retirer. Voyant cela, la grande compassion envers les êtres descend en lui.
Quand le comportement de quelqu’un vous irrite, considérez qu’il est peut-être poussé par le désir avide ou par la peur. Comprendre cela ne signifie pas tout accepter, mais vous aide à répondre sans vous échauffer.
J’ai traversé, mais le monde n’a pas traversé ; je suis libéré, dompté, apaisé, consolé et pleinement éteint, mais le monde ne l’est pas. J’aiderai le monde à traverser, à être libéré, dompté, apaisé, consolé et éteint lui aussi. Voyant ainsi, les Bouddhas déploient la grande compassion.
Quand vous êtes sorti d’une épreuve — rompre une mauvaise habitude, sortir de l’endettement — cette expérience peut aider quelqu’un qui y est encore pris. Mais assurez-vous d’être vous-même stable avant d’essayer d’aider les autres.
On l’appelle connaissance omnisciente parce qu’elle connaît toutes les choses conditionnées et inconditionnées sans reste, passées, futures et présentes ; on l’appelle connaissance sans obstruction parce qu’il n’y a en elle aucune obstruction. La stance finale dit qu’il n’est rien en ce monde que le Tathāgata n’ait vu, et qu’il est donc l’Œil qui voit tout. Ce point sert à la compréhension d’ensemble.
Nous ne savons pas tout comme le Bouddha, alors ne parlez que dans la mesure de ce que vous savez et admettez quand vous ne savez pas. L’humilité quant aux limites de votre savoir vous rend plus lent à juger les autres.
Ce qui est le plus utilisable, c’est le critère par lequel le texte distingue les personnes : non pas la naissance ou l’intelligence, mais cinq qualités qui peuvent s’entraîner — la foi, l’énergie, l’attention, la concentration et la sagesse. Quelqu’un de difficile à enseigner aujourd’hui n’est pas jugé pour toujours.
Autre point : dans ce traité, la grande compassion commence par le regard. Le texte énumère longuement la façon dont il voit le monde — en feu, entraîné par la vieillesse, esclave du désir avide — et alors la compassion descend. Comprendre ce qui pousse autrui peut réellement adoucir le cœur.
Les enseignants, les parents et les responsables ne peuvent pas lire dans les esprits comme le faisait le Bouddha, mais ils peuvent s’entraîner à remarquer ce que la personne en face d’eux est prête à entendre, et choisir leur manière de parler en conséquence.
Touchez pour lire le passage sur la page citée.
Autrefois beauté célèbre de Vesālī, elle regarde son corps vieilli — cheveux, yeux, dents, voix, jusqu’aux mai…
Dans une crise, on veut les braves ; dans le conseil, les personnes posées et discrètes ; quand la nourriture …
Étudier le Dhamma de la mauvaise manière, c’est comme saisir un serpent venimeux par la queue, et le Dhamma es…
Si quatre grandes montagnes arrivaient en roulant des quatre directions, écrasant tous les êtres, que pourrait…