Les devoirs du précepteur et du disciple : prendre soin l’un de l’autre
Upajjhāyamhi sammā vattitabbaṃLe Vinaya fixe des devoirs pour les deux parties. Le disciple prend soin du précepteur et du maître au quotidi…
Uppādasaṃyuttaṃ
L’apparition de l’œil, de l’oreille et du nez est l’apparition de la souffrance et la persistance de la maladie. Dans le recueil suivant, le désir-passion en six lieux est appelé une souillure de l’esprit ; abandonnez-le et l’esprit devient maniable.
Dans l’Uppāda Saṃyutta du Saṃyutta Nikāya, Khandhavagga, dix courts discours suivent un même modèle. L’apparition, la persistance, la production et la manifestation de l’œil, de l’oreille, du nez, de la langue, du corps et de l’esprit sont l’apparition de la souffrance, la persistance de la maladie, la manifestation du vieillissement et de la mort. La cessation sans reste et l’apaisement de ces mêmes choses sont la cessation de la souffrance, l’apaisement de la maladie, la fin du vieillissement et de la mort.
Vient ensuite le Kilesa Saṃyutta, lui aussi de dix discours. Le désir-passion pour l’œil, l’oreille, le nez, la langue, le corps et l’esprit est une souillure de l’esprit ; la même chose est ensuite dite des objets externes, de la conscience, du contact, de la sensation, de la perception, de la volition, du désir avide, des éléments et des agrégats.
Quand un moine a abandonné la souillure de l’esprit en ces six lieux, son esprit s’incline vers le renoncement ; mûri par le renoncement, l’esprit apparaît maniable pour les choses à réaliser par la connaissance directe.
L’apparition, la persistance, la production et la manifestation de l’œil, de l’oreille, du nez, de la langue, du corps et de l’esprit sont appelées l’apparition de la souffrance. Il ne dit pas que les sens sont mauvais, mais que là où il y a quelque chose capable d’éprouver, il y a quelque chose capable de souffrir.
Quand vous commencez quelque chose de nouveau — un emploi, une relation —, reconnaissez que vous en prenez à la fois les joies et les fardeaux.
Il ajoute que ce qui apparaît est la persistance de la maladie et la manifestation du vieillissement et de la mort. Tout ce qui est venu à l’existence offre toujours au déclin un endroit où s’installer.
Quand le corps commence à montrer son âge, acceptez-le comme la nature de ce qui est venu à l’existence, tout en continuant à en prendre soin avec bon sens.
L’autre moitié de chaque discours : la cessation sans reste, l’apaisement et la fin de l’œil, de l’oreille et du nez sont la cessation sans reste de la souffrance, l’apaisement de la maladie, la fin du vieillissement et de la mort.
Quand quelque chose prend fin, remarquez le soulagement qui suit ; c’est une petite image de ce que décrit le discours.
Le recueil compte dix discours qui parcourent les facultés internes, les objets externes, la conscience, le contact, la sensation, la perception, la volition, le désir avide, les éléments et les cinq agrégats, montrant qu’un même principe s’applique à chaque catégorie. Ce point sert à la compréhension d’ensemble.
Inutile de mémoriser toutes les catégories ; retenez le principe que tout ce qui peut apparaître peut cesser, et appliquez-le à ce qui est devant vous.
Dans le Kilesa Saṃyutta, il dit que le désir-passion pour l’œil, l’oreille, le nez, la langue, le corps et l’esprit est une souillure de l’esprit. Ce qui souille l’esprit n’est donc pas l’objet, mais notre attachement à lui.
Au lieu d’accuser votre entourage, regardez d’abord votre propre envie, puisque c’est la part que vous pouvez changer.
Quand un moine a abandonné la souillure de l’esprit en ces six lieux, son esprit s’incline vers le renoncement et est mûri par le renoncement. Le renoncement signifie ici sortir du désir sensuel, ce qui commence par un esprit qui n’est plus entraîné par ce qui lui plaît.
Essayez de vous passer pendant une journée d’une chose à laquelle vous êtes attaché, et remarquez si l’esprit se sent plus libre ou plus irritable.
Le résultat qu’il donne est que l’esprit apparaît maniable pour les choses à réaliser par la connaissance directe. Un esprit maniable est un esprit que l’on peut diriger : placez-le quelque part et il y reste, au lieu d’être mené toute la journée par l’envie.
Jugez la qualité de votre esprit au temps pendant lequel il peut rester à la tâche qui est devant vous, et non à un bien-être passager.
Les deux recueils sont assez courts pour se lire en quelques minutes, et pourtant ils offrent un angle inhabituel : tout ce qui vient à l’existence a une durée de vie, un déclin et une fin. Non pour nous rendre moroses, mais pour que nous cessions d’être surpris quand les choses changent.
Le Kilesa Saṃyutta donne un outil que vous pouvez utiliser tout de suite — regarder ce que votre esprit convoite en ce moment avec désir. Ce peut être le goût d’un aliment, un compliment, une image sur un écran, ou une pensée qu’il est agréable de continuer à penser. Ce qu’il appelle une souillure, ce ne sont pas ces choses, mais notre attachement à elles.
L’expression « esprit maniable » donne une image parlante : l’argile pétrie jusqu’à la bonne consistance peut prendre n’importe quelle forme, contrairement à l’argile sèche qui se fissure sous la pression. Un esprit qui n’est pas constamment tiraillé par l’envie est réellement utilisable, aussi bien en méditation que dans le travail ordinaire.
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