Le Jātaka Pañcuposathika : cinq êtres qui savaient ce qui les faisait souffrir
PañcuposathikajātakaṃUn pigeon, un serpent, un chacal, un ours et un ascète observent chacun l’uposatha pour une raison qui leur es…
Ajjuṇho bhante āgamehi
Un disciple laïc demanda au vénérable Upananda d’attendre un jour pour sa robe, car ce jour-là se tenait une assemblée de la ville avec une amende pour les retardataires. Upananda refusa d’attendre, et l’homme dut payer cinquante kahāpaṇas d’amende. Cela donna lieu à une règle sur le nombre de fois qu’un moine peut relancer quelqu’un, les mots à employer, et ce qu’il faut faire quand les relances échouent.
Dans le Vinaya Piṭaka, Mahāvibhaṅga partie 2, section Nissaggiya, chapitre Cīvara, règle d’entraînement 10 (la règle du messager), un haut fonctionnaire qui soutenait le vénérable Upananda le Sakya lui envoya par un messager des fonds pour une robe. Upananda dit au messager que les moines n’acceptent pas de fonds pour robes, seulement des robes permises au moment approprié. Quand le messager demanda un intendant, Upananda désigna un disciple laïc qui se trouvait être venu au monastère. Le messager lui donna ses instructions et repartit. Le fonctionnaire fit dire trois fois qu’il voulait qu’Upananda utilise la robe.
Le jour où Upananda alla trouver le disciple laïc était le jour de l’assemblée de la ville, qui avait convenu que quiconque arriverait en retard paierait cinquante kahāpaṇas d’amende. L’homme lui demanda d’attendre un jour. Upananda insista : « Donnez-moi la robe aujourd’hui », et le saisit par son pagne. L’homme dut d’abord aller chercher la robe, arriva en retard et paya l’amende. Les gens se plaignirent que ces renonçants étaient avides et insatisfaits, et qu’il n’était même pas facile de leur rendre service.
Le Bouddha le réprimanda, parla des défauts de celui qui est difficile à entretenir, exigeant et avide, et loua celui qui est facile à entretenir, qui a peu de désirs et qui est content. Il établit alors qu’un moine peut aller trouver l’intendant et lui rappeler la chose deux ou trois fois. Si cela échoue, il peut aller se tenir debout en silence devant lui jusqu’à six fois au plus. S’il obtient la robe en insistant au-delà, c’est une offense entraînant confiscation. Si cela échoue encore, il doit dire à celui qui a envoyé les fonds de les reprendre. C’est une règle monastique, mais le principe de relancer dans certaines limites s’applique à tous.
Le disciple laïc ne refusa pas. Il demanda seulement à Upananda d’attendre un jour, car les gens de la ville avaient convenu que quiconque arriverait en retard à l’assemblée paierait cinquante kahāpaṇas. Les gens de la ville comme les moines aux désirs modestes trouvèrent cela raisonnable, et ils critiquèrent donc Upananda de ne pas avoir attendu quand on lui demandait d’attendre un jour.
Quand quelqu’un demande un report avec une raison claire, demandez-vous si attendre un jour vous nuit vraiment. Si ce n’est pas le cas, attendez.
Upananda répondit : « Donnez-moi la robe aujourd’hui », et saisit l’homme par son pagne. Sous la pression, l’homme alla chercher la robe, puis arriva en retard et reçut l’amende. La hâte de l’un devint la dépense de l’autre.
Avant de pousser quelqu’un à faire votre tâche tout de suite, considérez qu’il devra peut-être laisser tomber une autre obligation qui a un coût, et demandez-vous qui paiera ce coût.
La plainte des gens était que ces renonçants étaient avides et insatisfaits, et qu’il n’était même pas facile de leur rendre service. Le Bouddha parla donc des défauts de celui qui est difficile à entretenir et difficile à soutenir, et des vertus de celui qui est facile à entretenir, facile à soutenir, qui a peu de désirs et qui est content. Les gens exigeants font fuir peu à peu ceux qui veulent les aider.
Si vous voulez que les gens soient heureux de vous aider à nouveau, soyez facile à aider : ne demandez que ce qui est nécessaire et soyez souple sur les délais.
La règle permet à un moine d’aller trouver l’intendant et de le relancer deux ou trois fois en disant : « J’ai besoin d’une robe. » L’analyse des termes ajoute qu’il ne doit pas dire : « Donnez-moi une robe, apportez-moi une robe, échangez une robe pour moi. » Relancer, c’est exprimer un besoin, non donner un ordre.
Quand vous faites le suivi d’un travail, dites ce dont vous avez besoin et pour quand, plutôt que d’employer des ordres ou des reproches.
Si les relances échouent, il va se tenir debout en silence devant l’intendant. Il ne doit pas s’asseoir sur un siège, accepter de nourriture ni enseigner le Dhamma. Si on lui demande pourquoi il est venu, il dit seulement : « Vous le savez, ami. » S’il s’assoit, accepte quelque chose ou enseigne, cette présence debout ne compte pas. Se présenter ne doit pas être mêlé au fait d’utiliser les faveurs ou la proximité comme moyen de pression.
Quand vous devez relancer à nouveau, ne le liez pas à des cadeaux ou à un sentiment d’obligation. Soyez clair sur ce pour quoi vous êtes venu, et laissez l’autre décider.
Il peut se tenir debout quatre, cinq ou au plus six fois. L’analyse des termes explique : après quatre relances verbales, il peut se tenir debout quatre fois ; après cinq relances, deux fois ; après six relances, plus du tout. S’il insiste au-delà et obtient la robe, il doit la céder et confesser l’offense. Mais si l’intendant la donne de lui-même sans avoir été relancé, il n’y a pas d’offense.
Fixez à l’avance une limite aux relances, par exemple deux messages et une conversation en face à face. Si cela ne marche toujours pas, changez d’approche au lieu d’augmenter sans cesse la pression.
S’il a relancé jusqu’à la limite sans succès, le moine doit aller lui-même ou faire dire à celui qui a envoyé les fonds : « Les fonds que vous avez envoyés pour ce moine ne lui ont servi à rien. Reprenez votre bien, afin qu’il ne soit pas perdu. » La règle appelle cela la conduite appropriée en la matière.
Quand vous êtes bloqué avec un intermédiaire, prévenez clairement la personne qui a réellement autorité, au lieu de presser l’intermédiaire jusqu’à ce qu’il en souffre.
Cette histoire est proche de la vie professionnelle. Chaque jour, nous relançons pour du travail, des documents, des remboursements et des commandes. Le problème n’est pas de relancer ; la règle elle-même le permet. Le problème est de relancer sans regarder ce à quoi l’autre fait face. Le « Pourriez-vous attendre un jour ? » du disciple laïc n’était pas une dérobade, mais la demande de quelqu’un tenu par une autre obligation qui avait un coût réel.
Ce qui frappe, c’est que le Bouddha n’a pas interdit de relancer. Il a fixé des étapes claires : relancer poliment deux ou trois fois, puis passer au simple fait de se présenter en silence, sans pression par d’autres moyens. Quand la limite est atteinte, s’arrêter et prévenir la personne à qui l’affaire appartient réellement. C’est une règle qui protège à la fois le droit de celui qui relance et la dignité de celui qu’on relance.
Quand c’est vous qui relancez, fixez-vous un nombre, et demandez-vous ce que vous perdriez vraiment à attendre un jour de plus, ou si vous n’avez simplement pas envie d’attendre.
Touchez pour lire le passage sur la page citée.
Un pigeon, un serpent, un chacal, un ours et un ascète observent chacun l’uposatha pour une raison qui leur es…
Le Bouddha nomme les disciples qui furent les premiers en différentes qualités, parmi les moines, les moniales…
L’explication du Kāma Sutta dans le Mahāniddesa distingue les objets sensuels du désir sensuel, montre que le …
La dyade des obstacles divise les états entre ceux qui sont des obstacles et ceux qui n’en sont pas. Les exemp…