Apaiser la formation corporelle : un gong qui s’éteint doucement Seyyathāpi kaṃse ākoṭite
La formation corporelle est le souffle, qui est lié au corps. Si le corps se penche, se balance, tremble ou s’agite, on s’entraîne à l’apaiser. Quelqu’un objecte que, s’il est apaisé ainsi, le souffle n’apparaîtra plus et que l’attention n’aura plus rien sur quoi se poser. Il répond par une comparaison : quand on frappe un gong, des sons puissants se produisent d’abord ; quand ils s’éteignent, des sons ténus suivent ; et quand les sons ténus cessent, l’esprit continue encore, parce qu’il a bien saisi le signe du son ténu. Il en va de même de la respiration grossière et subtile.
L’appliquer dans la vie quotidienne
Si le souffle vous semble trop ténu pour être saisi, ne respirez pas plus fort pour le retrouver. Posez légèrement l’esprit là où le souffle touche, comme on écoute une cloche sur le point de se taire.