Le discours sur la vue juste : seize manières
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Le discours sur la vue juste : seize manières

Sammādiṭṭhisuttaṃ

Sāriputta explique ce que signifie « vue juste », en répétant un même schéma seize fois : connaître une chose, son origine, sa cessation et la voie menant à sa cessation.

5 points

Dans le Sammādiṭṭhi Sutta du Majjhima Nikāya, Sāriputta demande aux moines : on dit « vue juste, vue juste » — de quelle manière un noble disciple a-t-il la vue juste, une vue droite, une confiance inébranlable dans le Dhamma, et est-il parvenu à ce vrai Dhamma ?

Il répond d’une manière. Les moines, réjouis, demandent s’il existe une autre manière, et il répond de nouveau, jusqu’à ce qu’il y ait seize manières. Chacune suit la même structure : comprendre la chose, son origine, sa cessation et la voie menant à sa cessation — la même structure que les Quatre Nobles Vérités.

Ce discours est l’une des explications les plus détaillées montrant que la vue juste, dans le bouddhisme, n’est pas la croyance en une doctrine, mais la compréhension des causes et des effets des choses telles qu’elles sont réellement.

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    Connaître le sain et le malsain, et leurs racines Akusalañca pajānāti akusalamūlañca pajānāti

    Le noble disciple comprend le malsain — les dix voies d’action malsaines — et ses racines, l’avidité, la haine et l’illusion ; et le sain — les dix voies d’action saines — et ses racines, la non-avidité, la non-haine et la non-illusion. Telle est la première manière de la vue juste.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    À lire avec « Les dix voies d’action saines » et « Les trois racines malsaines et les trois racines saines ».

  2. 2

    Connaître la nourriture, son origine, sa cessation et la voie Āhārañca pajānāti

    On comprend les quatre nourritures, que la nourriture a pour origine le désir avide, qu’elle cesse avec la cessation du désir avide, et que la voie menant à sa cessation est le Noble Octuple Sentier.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    À lire avec « Les quatre nourritures », qui explique de quoi nous nous nourrissons chaque jour au-delà de ce qu’il y a dans l’assiette.

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    Connaître la souffrance, son origine, sa cessation et la voie Dukkhañca pajānāti

    On comprend la souffrance, son origine, sa cessation et la voie menant à sa cessation — directement les Quatre Nobles Vérités.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    Appliquez cette structure en quatre étapes à chaque problème réel de la vie, sans vous arrêter au simple constat qu’il y a un problème.

  4. 4

    Connaître chaque maillon de la coproduction conditionnée Jarāmaraṇañca pajānāti

    En remontant de la vieillesse-et-mort à travers la naissance, le devenir, l’attachement, le désir avide, la sensation, le contact, les six bases sensorielles, le nom-et-forme, la conscience, les formations, jusqu’à l’ignorance — en comprenant chacun, son origine, sa cessation et la voie : douze manières en tout.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    Ce point figure ici pour comprendre l’ensemble. À lire avec « La coproduction conditionnée », qui explique cette chaîne en détail.

  5. 5

    Connaître les influx, leur origine, leur cessation et la voie Āsavañca pajānāti

    On comprend les trois influx — du désir sensuel, du devenir et de l’ignorance —, qu’ils ont pour origine l’ignorance, qu’ils cessent avec sa cessation, et que la voie est le Noble Octuple Sentier. Connaissant ainsi, on abandonne la tendance à la passion, on écarte la tendance à l’aversion, on déracine la vue et l’orgueil du « je suis », on abandonne l’ignorance, on fait naître la vraie connaissance et l’on met fin à la souffrance ici et maintenant.

    L’appliquer dans la vie quotidienne

    Cette dernière manière montre que la vue juste complète ne s’arrête pas à la compréhension ; elle met fin peu à peu aux souillures latentes. À lire avec « Les sept tendances latentes ».

À essayer dans la vie quotidienne

Cette structure en quatre étapes s’applique à tout problème de la vie : quel est le problème, qu’est-ce qui le cause, à quoi ressemblerait la vie sans lui, et quel est le chemin pour y parvenir. La plupart des gens s’arrêtent à la première étape — se plaindre du problème — sans jamais parcourir les quatre.

Essayez avec ce qui vous préoccupe le plus en ce moment. Écrivez quatre lignes selon cette structure ; l’issue devient souvent plus claire qu’en tournant en rond dans vos pensées. À lire avec « Les Quatre Nobles Vérités ».

Sources dans le Tipiṭaka

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