La therī Ambapālī : la parole de celui qui dit vrai ne change pas
AmbapālītherīgāthāAutrefois beauté célèbre de Vesālī, elle regarde son corps vieilli — cheveux, yeux, dents, voix, jusqu’aux mai…
Sañcetanikā sukkavisaṭṭhi saṅghādiseso
Le vénérable Seyyasaka était si malheureux dans la vie de célibat qu’il en avait maigri. Le vénérable Udāyī lui suggéra un raccourci contraire à cette vie, et le Bouddha établit que provoquer intentionnellement l’émission de sperme est une faute saṅghādisesa, sauf en rêve. Cette classe de faute est grave, mais le moine reste moine et dispose d’un chemin de retour à la pureté par la procédure du Saṅgha.
Dans la section Saṅghādisesa du Mahāvibhaṅga, volume 1 du Vinaya Piṭaka, la première règle est née de l’histoire du vénérable Seyyasaka. Il menait la vie sainte sans joie, au point de maigrir et de perdre son teint. Le vénérable Udāyī le vit et lui conseilla de provoquer lui-même l’émission de sperme chaque fois que la passion troublerait son esprit, ajoutant que lui-même le faisait. Plus tard, Seyyasaka eut de nouveau l’air en bonne santé ; ses compagnons moines lui demandèrent quel remède il prenait, et quand ils apprirent la vérité, les moines attachés à l’entraînement le critiquèrent et le rapportèrent au Bouddha.
Le Bouddha interrogea Seyyasaka, qui le reconnut. Il le reprit, disant que le Dhamma qu’il enseigne vise le détachement de la passion, non la passion, et établit que l’émission intentionnelle de sperme est une faute saṅghādisesa. Plus tard, certains moines s’inquiétèrent de ce qui arrivait en rêve ; il ajouta donc l’exception : sauf en rêve.
Le saṅghādisesa est la classe de faute la plus lourde après le pārājika. Le texte le définit comme une faute pour laquelle seul le Saṅgha accorde la probation, renvoie au début, accorde le mānatta et réhabilite. Le moine reste donc moine et dispose d’un chemin de retour. Le texte ne dit pas directement pourquoi cette règle est un saṅghādisesa plutôt qu’un pārājika. Ce que le texte montre, c’est que le premier pārājika concerne l’union sexuelle, tandis que cette règle concerne un acte accompli seul, et que l’analyse met l’accent sur l’intention et l’effort.
Cette page emploie des termes généraux et ne décrit pas l’acte. Il s’agit d’une règle pour des moines astreints au célibat, non d’un précepte pour les laïcs, et ce n’est pas un jugement sur la sexualité de ceux qui ne sont pas ordonnés.
Seyyasaka menait la vie sainte sans joie, au point d’être maigre, le teint terne et assombri, les veines saillantes sur tout le corps. Udāyī le vit et lui demanda sans détour s’il était insatisfait de la vie sainte, et il le reconnut.
Une détresse non dite se voit souvent dans le corps. Si un ami maigrit ou change, interrogez-le avec délicatesse, et écoutez-le jusqu’au bout avant de donner le moindre conseil.
Udāyī lui conseilla de manger, de dormir et de se baigner autant qu’il le voulait, et, quand la passion troublerait son esprit, de provoquer lui-même l’émission de sperme. Seyyasaka demanda si c’était permis. Udāyī répondit que oui, et que lui-même le faisait.
« Moi aussi je le fais » ne rend pas une chose juste. Quand un ami vous propose un raccourci, demandez-vous s’il s’accorde avec le but que vous avez choisi.
Plus tard, son teint devint éclatant, et ses compagnons moines lui demandèrent quel remède il prenait. Il leur dit la vérité, et ils lui demandèrent à leur tour s’il se servait de la même main que celle avec laquelle il mangeait la nourriture donnée avec foi par les laïcs. La question rappelle que la vie d’un moine repose sur la foi des autres.
Un résultat flatteur vu de l’extérieur ne prouve pas que la méthode est juste. Si une méthode doit être cachée à ceux qui nous font confiance, c’est un signe qu’il faut la reconsidérer.
Le Bouddha dit que le Dhamma qu’il enseigne vise le détachement de la passion, non la passion ; le dégagement des liens, non l’enchaînement ; le non-attachement, non l’attachement. Il lui rappela qu’il avait parlé de bien des manières de l’abandon des plaisirs sensuels, de l’élimination de la soif qu’on en a et de l’apaisement de la fièvre qu’ils apportent.
Quand vous choisissez comment faire face à un désir avide, regardez si la méthode l’affaiblit avec le temps ou si elle ne fait que le satisfaire un moment, pour qu’il revienne plus fort.
Après l’établissement de la règle, certains moines eurent une émission en rêvant et s’inquiétèrent d’avoir commis une faute. Le Bouddha dit qu’il y a là une intention, mais qu’elle ne doit pas être comptée. Il ajouta alors les mots « sauf en rêve ». Le premier des jugements de cas concerne de même un moine inquiet au sujet d’un rêve, et le Bouddha confirma qu’il n’y avait pas faute.
Ce qui arrive pendant le sommeil, ou les pensées qui surgissent d’elles-mêmes, ne sont pas un motif de culpabilité. La responsabilité porte sur ce que nous choisissons de faire en pleine conscience.
L’analyse distingue : avoir l’intention, faire un effort et qu’il y ait émission, c’est un saṅghādisesa ; avoir l’intention et faire un effort sans émission, c’est un thullaccaya ; sans intention, il n’y a pas faute. La clause de non-faute exempte celui qui rêve, celui qui n’en a pas l’intention, celui qui est fou, celui dont l’esprit est dérangé, celui qui est accablé par la douleur, et le premier contrevenant. Parmi les jugements de cas, un moine qui avait simplement eu des pensées sensuelles sans intention d’émission fut jugé sans faute.
Quand vous vous jugez vous-même ou jugez les autres, distinguez les pensées qui surgissent, l’intention et l’action. Elles n’ont pas le même poids.
L’analyse définit le saṅghādisesa comme une faute pour laquelle seul le Saṅgha, et non un groupe ou un moine seul, accorde la probation, renvoie au début, accorde le mānatta et réhabilite. Le contrevenant ne perd pas son statut de moine, mais doit en informer la communauté et suivre la procédure jusqu’au bout. Ce point est donné pour la compréhension d’ensemble.
Une faute grave doit donner lieu à une procédure claire de responsabilité qui a une fin, sans être étouffée ni punie sans fin.
Cette histoire n’a pas commencé par la méchanceté. Elle a commencé par quelqu’un de malheureux dans la vie qu’il avait choisie, qui a reçu un mauvais conseil d’un ami. Udāyī voyait son ami souffrir et voulait l’aider, mais son conseil a amélioré les symptômes extérieurs tandis que le but que son ami s’était fixé était abandonné.
Dans notre propre vie, quand nous nous engageons à quelque chose, comme arrêter de fumer ou de jouer, ou tenir une promesse, et que nous commençons à nous sentir à l’étroit, il y a souvent quelqu’un pour dire « vas-y, moi je le fais ». Avant de suivre un tel conseil, demandez-vous s’il vous rapproche de ce à quoi vous vous êtes engagé ou s’il vous en éloigne. Et si ce but ne vous convient plus, mieux vaut le dire clairement et changer ouvertement que de sauver les apparences avec un raccourci qu’il faut cacher.
Une autre leçon est l’équité envers soi-même. Le Vinaya distingue clairement ce qui survient de soi-même de ce qui est fait exprès. Ne vous punissez pas pour des pensées ou des rêves que vous n’avez pas choisis.
Touchez pour lire le passage sur la page citée.
Autrefois beauté célèbre de Vesālī, elle regarde son corps vieilli — cheveux, yeux, dents, voix, jusqu’aux mai…
Après l’Éveil, le Bouddha incline à ne pas enseigner, car le Dhamma est profond et les gens se délectent de l’…
Meghiya demande à aller méditer dans un bosquet de manguiers alors que le Bouddha lui demande d’attendre, puis…
L’or mêlé de fer, de cuivre, d’étain, de plomb ou d’argent n’est ni malléable, ni facile à travailler, ni écla…