Après avoir conseillé Soṇa de cette façon, le Bouddha, aussi facilement qu’une personne forte étend ou contracte son bras, disparut du Petit Bois Frais et réapparut sur le Pic du Vautour. Après quelque temps, Soṇa concentré sur l’énergie et la sérénité, trouva l’équilibre des facultés, et appris le caractère de cette situation. Alors Soṇa, vivant seul, retiré, diligent, résolu, et enthousiaste, réalisa rapidement la cultivation suprême du chemin spirituel dans cette vie même. Il vécut ayant accompli par sa propre vision le but pour lequel les gentilhommes, avec justesse, passent de la vie laïque à la vie sans toit. Il comprit : « La renaissance a pris fin, le chemin spirituel est terminé, ce qui devait être fait a été fait, il n’y a plus rien pour cet endroit. » Et Vénérable Soṇa devint un des êtres parfaits. Alors, quand Soṇa eut atteint la perfection, il pensa, « Pourquoi n’irai-je pas vers le Bouddha et déclarer mon illumination en sa présence ? » Alors Soṇa alla vers le Bouddha, s’inclina, s’assit sur un côté, et lui dit : « Sire, un membre monastique qui est parfait, avec les corruptions finies, qui a terminé le voyage spirituel, fait ce qui devait être fait, déposé le fardeau, accompli le but de son coeur, totalement fini les fers de l’existence renouvelée, et est à juste titre libéré par l’illumination, se consacre à six choses. Il se consacre à la renonciation, la solitude, la bonté, l’extinction du désir, la fin de s’emparer, et la clarté mentale.