« Révérend Yamaka, suppose qu’on te demande : ‘ Quand son corps se désagrège, après la mort, qu’arrive-t-il à Celui qui est Parfait, qui a mis fin aux souillures ’ ? Comment répondrais-tu ? » « Révérend, si on me demandait ceci, Je répondrais ainsi : ‘ Révérend, le corps est impermanent. Ce qui est impermanent est souffrance. Ce qui était souffrance a cessé et disparu. La sensation… la perception… les choix… la conscience est impermanente. Ce qui est impermanent est souffrance. Ce qui était souffrance a cessé et disparu. ’ C’est ainsi que je répondrais à une telle question. » « Bien, bien, Révérend Yamaka ! Bon alors, je vais te donner une comparaison pour rendre le sens encore plus clair. Suppose qu’il y ait un propriétaire ou fils de propriétaire qui soit riche, avec beaucoup d’argent et une grande fortune, et un garde du corps pour le protéger. Ensuite arrive une personne qui veut lui nuire, le blesser, le menacer, et prendre sa vie. Il penserait : ‘ Ce propriétaire ou fils de propriétaire est riche, avec beaucoup d’argent et une grande fortune, et un garde du corps pour le protéger. Ce ne sera pas facile de lui ôter la vie par force. Pourquoi ne pas m’approcher de lui, puis lui ôter la vie ? ’ Alors il va voir ce propriétaire ou fils de propriétaire et lui dit : ‘ Sire, je voudrais vous servir. ’ Il servirait ce propriétaire ou fils de propriétaire. Il se lèverait avant lui et irait se coucher après lui, serait serviable, se comportant gentiment et parlant poliment. Le propriétaire ou fils de propriétaire le considèrerait comme un ami et un compagnion, et finirait par lui faire confiance. Mais quand cette personne réalise qu’ il a obtenu la confiance du propriétaire ou fils de propriétaire, alors, quand il sait qu’il est seul, il lui ôterait la vie avec un couteau aiguisé.