Imagine, Mahanama, qu’il y ait un mauvais champ, une mauvaise terre, où les souches n’ont pas été retirées, que les graines (à planter) soient cassées, pourries, asséchées par le vent et le soleil, infertiles, mal plantées, et que les nuages ne fassent pas pleuvoir comme il faut. Est-ce que ces graines trouveraient leur croissance, leur développement et leur abondance ? — Non, Bhanté. — De la même manière, Mahanama, un enseignement est mal exposé, mal professé, stérile, il ne mène pas à la quiétude, il n’est pas professé par un être véritablement éveillé : voici ce que j’appelle un mauvais champ. Et dans cet enseignement, un disciple reste à pratiquer l’enseignement au niveau des phénomènes, à le pratiquer de la manière conforme, il se comporte conformément à l’enseignement : voici ce que j’appelle une mauvaise graine. Imagine, Mahanama, qu’il y ait un bon champ, une bonne terre, où les souches ont été bien retirées, que les graines (à planter) soient entières, préservées, qu’elles ne soient pas asséchées par le vent ni le soleil, qu’elles soient fertiles, bien plantées, et que les nuages fassent pleuvoir comme il faut. Est-ce que ces graines trouveraient leur croissance, leur développement et leur abondance ? — Oui, Bhanté. — De la même manière, Mahanama, un enseignement est bien exposé, bien professé, libérateur, il mène à la quiétude, il est professé par un être véritablement éveillé : voici ce que j’appelle un bon champ. Et dans cet enseignement, un disciple reste à pratiquer l’enseignement au niveau des phénomènes, à le pratiquer de la manière conforme, il se comporte conformément à l’enseignement : voici ce que j’appelle une bonne graine. Et alors, ô combien plus Saranani le Sakya ! Mahanama, Saranani le Sakya, au moment de la mort, a complété l’entraînement. »