De plus, maîtres de maison, un noble disciple considère ceci : “Si quelqu’un devait s’adresser à moi avec des paroles frivoles et des bavardages infructueux, cela ne me serait pas agréable ni plaisant. Et si je devais m’adresser à un autre avec des paroles frivoles et des bavardages infructueux, cela ne serait pas non plus agréable ni plaisant pour cette autre personne. Les choses qui me sont désagréables et déplaisantes sont aussi désagréables et déplaisantes pour un autre. Comment pourrais-je infliger à un autre des choses qui me sont désagréables et déplaisantes ?” Ayant considéré ceci, il s’abstient lui-même des bavardages infructueux, il incite les autres à s’abstenir des bavardages infructueux, et il fait l’éloge du fait de s’abstenir des bavardages infructueux. Ainsi, sa bonne conduite verbale est purifiée de trois manières. Il possède une confiance vérifiée dans le Bouddha : “Assurément, ce Fortuné est un arahant véritablement éveillé, accompli en connaissance et en (bonne) conduite, sublime, connaisseur du monde, suprême guide des personnes désirant l’entraînement, enseignant des dévas et des humains, un Fortuné éveillé.” Il possède une confiance vérifiée dans le Dhamma : “Le Dhamma est bien exposé par le Fortuné : il est visible directement, immédiat, il invite à venir voir (par soi-même), il est efficace, à être expérimenté individuellement par les sages.” Il possède une confiance vérifiée dans la Communauté : “La Communauté des disciples du Fortuné qui a bien pratiqué, la Communauté des disciples du Fortuné qui a pratiqué droitement, la Communauté des disciples du Fortuné qui a pratiqué méthodiquement, la Communauté des disciples du Fortuné qui a pratiqué adéquatement, c’est-à-dire les quatre paires de personnes, les huit (types d’)individus, cette Communauté des disciples du Fortuné est digne de dons, digne d’hospitalité, digne d’offrandes, digne de salutations respectueuses, c’est le suprême champ de mérite pour le monde.” Il possède des vertus qui sont attrayantes pour les êtres nobles, sans rupture, sans faille, sans tache, sans défaut, libératrices, louées par les sages, sans fanatisme, menant à la concentration. Maîtres de maison, lorsqu’un noble disciple est doué de ces sept bonnes qualités et de ces quatre états désirables, alors s’il le désire, il peut déclarer de lui-même : “J’en ai fini avec l’enfer, j’en ai fini avec le sein animal, j’en ai fini avec le plan d’existence des esprits affligés, j’en ai fini avec les existences infortunées, les mauvaises destinations, les mondes inférieurs, je suis parvenu au courant, par nature délivré des mondes inférieurs, infailliblement destiné à l’éveil.” Lorsque cela fut dit, les brahmanes maîtres de maison de Véloudvara dirent au Fortuné : — C’est excellent, Sieur Gotama, excellent ! Tout comme on redresserait ce qui était renversé, ou bien on révélerait ce qui était caché, ou bien on montrerait le chemin à quelqu’un qui se serait perdu, ou bien on allumerait une lampe dans l’obscurité (en pensant :) “Ceux qui possèdent une bonne vue verront les formes”, de la même manière le Sieur Gotama a expliqué le Dhamma de diverses façons. Nous allons en refuge au vénérable Gotama, ainsi qu’au Dhamma et à la Communauté des mendiants. Que le vénérable Gotama nous retienne à l’esprit en tant que disciples laïcs étant allés en refuge à compter d’aujourd’hui et pour la vie.
1. À Véloudvara
Dans la bâtisse en briques