Imaginez, mendiants, qu’il y ait des graines entières, saines, qui n’auraient pas été détruites par le vent ou le soleil, fécondes, et qu’une personne les brûle dans un feu. En les brûlant dans le feu, il les transformerait en cendres. Les ayant transformées en cendres, il les disperserait dans un vent puissant, ou les jetterait dans un fleuve à fort courant. Ces graines seraient coupées à la racine, rendues telles des souches de palmier, anéanties, rendues incapables de réapparaître dans le futur. De la même manière, mendiants, toute action issue de la non-avidité, engendrée par la non-avidité, causée par la non-avidité, est abandonnée lorsque l’avidité est éliminée, elle est coupée à la racine, rendue telle une souche de palmier, anéantie, rendue incapable de réapparaître dans le futur. Toute action issue de la non-aversion, engendrée par la non-aversion, causée par la non-aversion, est abandonnée lorsque l’aversion est éliminée, elle est coupée à la racine, rendue telle une souche de palmier, anéantie, rendue incapable de réapparaître dans le futur. Toute action issue de la non-délusion, engendrée par la non-délusion, causée par la non-délusion, est abandonnée lorsque la délusion est éliminée, elle est coupée à le racine, rendue telle une souche de palmier, anéantie, rendue incapable de réapparaître dans le futur. Voici, mendiants, quelles sont ces trois (autres) causes de l’apparition des actions. (Une récapitulation finale en vers n’a pas été traduite) Les messagers des dévas Hatthaka d’Alavi