Un jour, le vénérable Ananda séjournait près de Kossambi, dans le parc de Ghosita. Ce jour-là, un certain chef de foyer disciple des ajivakas alla voir le vénérable Ananda, lui rendit hommage, puis s’assit d’un côté. Une fois assis là, il dit au vénérable Ananda : « De qui donc, Bhanté Ananda, l’enseignement est-il bien exposé ? Qui pratique bien dans le monde ? Qui a bien fait dans le monde ? — Pour cela, chef de foyer, je vais vous questionner en retour, répondez comme bon vous semble. Qu’en pensez-vous : l’enseignement de ceux qui professent un enseignement pour l’abandon de l’avidité, qui professent un enseignement pour l’abandon de l’aversion, qui professent un enseignement pour l’abandon de la délusion est-ce qu’il est bien exposé, ou qu’est-ce qu’il vous semble ? — Bhanté, l’enseignement de ceux qui professent un enseignement pour l’abandon de l’avidité, qui professent un enseignement pour l’abandon de l’aversion, qui professent un enseignement pour l’abandon de la délusion est bien exposé. Voilà ce qu’il me semble. — Qu’en pensez-vous, chef de foyer : ceux qui pratiquent pour l’abandon de l’avidité, qui pratiquent pour l’abandon de l’aversion, qui pratiquent pour l’abandon de la délusion, est-ce qu’ils pratiquent bien dans le monde, ou qu’est-ce qu’il vous semble ? — Ceux, Bhanté, qui pratiquent pour l’abandon de l’avidité, qui pratiquent pour l’abandon de l’aversion, qui pratiquent pour l’abandon de la délusion pratiquent bien dans le monde. Voilà ce qu’il me semble.