Et quel genre de personne ayant volé un mouton est-ce qu’un marchand ou un boucher de moutons peut faire exécuter ou emprisonner, ou bien lui faire payer une amende, ou faire de lui ce qu’il veut ? À cet égard, mendiants, une certaine personne est pauvre, avec peu de possessions et de biens. Voici, mendiants, quel genre de personne ayant volé un mouton un marchand ou un boucher de moutons peut faire exécuter ou emprisonner, ou bien lui faire payer une amende, ou faire de lui ce qu’il veut. Et quel genre de personne ayant volé un mouton est-ce qu’un marchand ou un boucher de moutons ne peut pas faire exécuter ni emprisonner, ni lui faire payer une amende, ni faire de lui ce qu’il veut ? À cet égard, mendiants, une certaine personne est riche, avec de grandes richesses et une grande fortune, ou bien il est roi ou ministre d’un roi. Voici, mendiants, quel genre de personne ayant volé un mouton un marchand ou un boucher de moutons ne peut pas faire exécuter ni emprisonner, ni lui faire payer une amende, ni faire de lui ce qu’il veut. Tout ce qu’il peut faire, c’est implorer avec les mains jointes : “Mon cher, veuillez me rendre mon mouton ou bien me payer.” De la même manière, mendiants, pour un certain individu, une mauvaise action anodine mène en enfer, tandis que pour un certain autre, (les effets de) la même sorte de mauvaise action anodine sont à ressentir dans le monde visible, sans qu’(un reste) même minime soit perçu, et encore moins qu’il y en ait un important. Et pour quelle sorte d’individu, mendiants, est-ce qu’une mauvaise action anodine mène en enfer ? À cet égard, un certain individu n’est pas développé en corps, n’est pas développé en vertu, n’est pas développé en esprit, n’est pas développé en discernement, il est limité, il a une personnalité médiocre et il demeure dans le mal-être. C’est pour un individu de cette sorte, mendiants, qu’une mauvaise action anodine mène en enfer. Et pour quelle sorte d’individu, mendiants, est-ce que (les effets de) la même sorte de mauvaise action anodine sont à ressentir dans le monde visible, sans qu’(un reste) même minime soit perçu, et encore moins qu’il y en ait un important ? À cet égard, un certain individu est développé en corps, développé en vertu, développé en esprit, développé en discernement, il n’est pas limité, il a une personnalité admirable et il demeure sans limite. C’est pour un individu de cette sorte, mendiants, que (les effets de) la même sorte de mauvaise action anodine sont à ressentir dans le monde visible, sans qu’(un reste) même minime soit perçu, et encore moins qu’il y en ait un important. Mendiants, si quelqu’un disait : “Une personne fait l’expérience (des effets) d’une action, exactement de la même manière qu’elle l’a réalisée”, dans ce cas-là on ne pourrait pas vivre la vie brahmique, et aucune opportunité de mettre correctement un terme au mal-être ne serait discernée. Mais, mendiants, si quelqu’un dit : “Lorsqu’une personne réalise une action (dont les effets sont) à ressentir d’une certaine manière, c’est de cette même manière qu’elle fait l’expérience de son résultat”, dans ce cas-là on peut vivre la vie brahmique, et une opportunité de mettre correctement un terme au mal-être est discernée. Le chapitre de la poignée de sel L’orpailleur