Et comment l’esprit souillé est-il purifié au moyen d’une technique appropriée ? À cet égard, un noble disciple se remémore remémore les dévas : “Il y a les dévas des quatre Maharajas, il y a les dévas de Tavatimsa, il y a les dévas de Yama, il y a les dévas de Toussita, il y a les dévas qui se plaisent à créer, il y a les dévas qui contrôlent les créations des autres, il y a les dévas de l’entourage de Brahma, il y a des dévas supérieurs à ceux-ci. J’ai en moi le genre de conviction pourvue de laquelle, après être décédés ici, ils sont réapparus en tant que tels. J’ai en moi le genre de vertu pourvue de laquelle, après être décédés ici, ils sont réapparus en tant que tels. J’ai en moi le genre de savoir doué duquel, après être décédés ici, ils sont réapparus en tant que tels. J’ai en moi le genre de générosité pourvue de laquelle, après être décédés ici, ils sont réapparus en tant que tels. J’ai en moi le genre de discernement doué duquel, après être décédés ici, ils sont réapparus en tant que tels.” Lorsqu’il se remémore la conviction, la vertu, le savoir, la générosité et le discernement en lui-même ainsi que chez ces dévas, son esprit devient serein, la joie apparaît, et les souillures de l’esprit sont alors abandonnées. Voici, Visakha, ce qu’on appelle un noble disciple qui observe l’Ouposatha de Brahma, qui s’associe à Brahma, et c’est grâce à Brahma que son esprit devient serein, que la joie apparaît, et que les souillures de l’esprit sont abandonnées. Voici donc, Visakha, comment l’esprit souillé est purifié au moyen d’une technique appropriée. Ce noble disciple, Visakha, considère ceci : “Tant qu’ils sont en vie, les Méritants, ayant abandonné la destruction de la vie, s’abstiennent de détruire la vie, et ayant déposé le bâton, déposé les armes, ils demeurent consciencieux, aimables, ayant de la sollicitude pour le bénéfice de tous les êtres vivants. Aujourd’hui, durant ce jour et cette nuit, moi aussi, ayant abandonné la destruction de la vie, je m’abstiens de détruire la vie, et ayant déposé le bâton, déposé les armes, je demeure consciencieux, aimable, ayant de la sollicitude pour le bénéfice de tous les êtres vivants. J’imite en cela les Méritants, et j’aurai observé l’Ouposatha.” “Tant qu’ils sont en vie, les Méritants, ayant abandonné l’appropriation de ce qui n’a pas été donné, ne prenant que ce qui est donné, ne souhaitant que ce qui est donné, et ne volant pas, demeurent en étant eux-mêmes purifiés. Aujourd’hui, durant ce jour et cette nuit, moi aussi, ayant abandonné l’appropriation de ce qui n’a pas été donné, ne prenant que ce qui est donné, ne souhaitant que ce qui est donné, et ne volant pas, je demeure en étant moi-même purifié. J’imite en cela les Méritants, et j’aurai observé l’Ouposatha.”