De la même manière, mendiants, il y a chez un mendiant s’adonnant à l’esprit supérieur des impuretés grossières : la méconduite corporelle, la méconduite verbale, la méconduite mentale. Un mendiant avisé et compétent les abandonne, les dissipe, les élimine et les fait disparaître. Lorsque celles-ci ont été enlevées et retirées, il reste chez un mendiant s’adonnant à l’esprit supérieur des impuretés de taille moyenne : des pensées de sensualité, des pensées de malveillance, des pensées de non-inoffensivité. Un mendiant avisé et compétent les abandonne, les dissipe, les élimine et les fait disparaître. Lorsque celles-ci ont été enlevées et retirées, il reste chez un mendiant s’adonnant à l’esprit supérieur des impuretés fines : des pensées à propos de ses connaissances, des pensées à propos de son pays, des pensées liées au fait de ne pas être considéré comme inférieur. Un mendiant avisé et compétent les abandonne, les dissipe, les élimine et les fait disparaître. Lorsque celles-ci ont été enlevées et retirées, il reste encore des pensées du Dhamma. Cette concentration n’est pas paisible, n’est pas excellente, elle n’est pas obtenue par complète tranquillité, elle n’est pas acquise au moyen d’une unification de l’esprit, elle est encombrée d’un effort volontaire de restreinte. Mais il vient un moment, mendiants, où l’esprit se pose intérieurement, s’assoit, s’unifie et se concentre. Cette concentration est paisible, excellente, elle est obtenue par complète tranquillité, elle est acquise au moyen d’une unification de l’esprit, elle n’est pas encombrée d’un effort volontaire de restreinte. Et quel que soit l’état mental à réaliser par connaissance directe vers lequel il dirige son esprit, il est capable de l’obtenir lorsqu’il y en a la possibilité.