Mendiants, il y a deux choses que j’ai bien apprises : l’insatisfaction envers les états mentaux avantageux (déjà acquis) et la détermination dans l’effort. Je me suis efforcé avec détermination : «Volontiers, qu’il ne me reste que la peau, les tendons et les os, que la chair et le sang s’assèchent dans mon corps, mais je ne relâcherai pas mon énergie sans avoir atteint ce qui est à atteindre par ténacité personnelle, par énergie personnelle, par effort personnel.» C’est grâce à l’assiduité, mendiants, que j’ai atteint l’éveil, c’est grâce à l’assiduité que j’ai atteint le suprême soulagement du joug. Vous aussi, mendiants, si vous vous efforcez avec détermination (en pensant :) «Volontiers, qu’il ne me reste que la peau, les tendons et les os, que la chair et le sang s’assèchent dans mon corps, mais je ne relâcherai pas mon énergie sans avoir atteint ce qui est à atteindre par ténacité personnelle, par énergie personnelle, par effort personnel», alors vous aussi, en peu de temps, vous entrerez et demeurerez dans ce monde visible, en l’ayant réalisée vous-même par connaissance directe, dans le suprême achèvement de la vie brahmique pour lequel les gentilhommes quittent à juste titre la vie de foyer pour le sans-foyer. C’est pourquoi, mendiants, vous devriez vous entraîner ainsi : «Nous nous efforcerons avec détermination : “Volontiers, qu’il ne me reste que la peau, les tendons et les os, que la chair et le sang s’assèchent dans mon corps, mais je ne relâcherai pas mon énergie sans avoir atteint ce qui est à atteindre par ténacité personnelle, par énergie personnelle, par effort personnel”.» Voici, mendiants, comment vous devriez vous entraîner.
6. Les Entraves Spirituelles
Mendiants, il y a ces deux états. Quels sont ces deux ? L’observation de l’agrément dans les états qui entravent spirituellement, et l’observation du désenchantement dans les états qui entravent spirituellement. Celui qui reste à observer l’agrément dans les états qui entravent spirituellement n’abandonne pas l’avidité, n’abandonne pas l’aversion, n’abandonne pas la délusion. N’ayant pas abandonné l’avidité, n’ayant pas abandonné l’aversion, n’ayant pas abandonné la délusion, il n’est pas délivré de la naissance, du vieillissement, de la mort, des chagrins, des lamentations, des douleurs, des déplaisances mentales et de la détresse. Je dis qu’il n’est pas délivré du mal-être. Celui qui reste à observer le désenchantement dans les phénomènes qui entravent spirituellement abandonne l’avidité, abandonne l’aversion, abandonne la délusion. Ayant bandonné l’avidité, ayant bandonné l’aversion, ayant bandonné la délusion, il est délivré de la mort, des chagrins, des lamentations, des douleurs, des déplaisances mentales et de la détresse. Je dis qu’il est délivré du mal-être. Voici, mendiants, quels sont ces deux états.
7. Sombres
Mendiants, ces deux états sont sombres. Quels sont ces deux ? L’absence de honte morale et l’absence de crainte morale. Voici quels sont ces deux états sombres.
8. Lumineux
Mendiants, ces deux états sont lumineux. Quels sont ces deux ? La honte morale et la crainte morale. Voici quels sont ces deux états lumineux.
9. La Conduite